CONCLUSION TOUCHANT LÀ CROYANCS EN LÀ LIBERTÉ
tiens la basp de ce second ordre de la certitude qui, embrassant tout le champ de la vérité, remonte même inévitablement dans le premier ordre, le confirme ou le frappe de nullité.
Noos avons reconnu d'une manière générale, et que la nécessité est indémontrable, et que la liberté, qui ne Test pas moins , réunit de grandes probabilités en sa faveur, au point de vue analytique et poslériorique des phénomènes. La liberté est essentiellement d'instinct humain et de raison pratique. La liberté est une condition de la moralité des actes, au jugement de l'agent. La liberté explique seule l'existence de l'erreur dans le monde, seule établit la possibilité morale d'atteindre le vrai par l'application assidue d'une conscience toujours en éveil. La liberté enfin, si je l'affirme, est la vie de ma personne , la vie de la science que je poursuis. En possession réfléchie^de cette croyance, l'usage que j*en fais tout d'abord est de la confirmer en moi pour me connaître, me posséder et me diriger. Ma certitude morale et pratique commence logiquement par la certitude de ma liberté, de même que, en fait, ma liberté a dû toujours intervenir dans la constitution de ma certitude, depuis le moment où, en ma qualité de philosophe, j'ai mis spéculativement toutes choses en doute.
En droit , la liberté s'applique à toutes les affirmations possibles. En fait, elle ne saurait ne pas s'appliquer à un très grand nombre. Quand et comment pen- .sons-nous, en effet, qu'un homme peut se tromper, et que nous sommes faillibles nous-mêmes? N'est-ce pas