SCIENCES PHTSIQUI8 : OBSERVATION RT ABSTRACTION
quantité considérée dans Tétendoe, €tles lois de cette quantité ain$i que celles de la figure ;
5"" La mécanique rationnelle (dynamique et statique)^ qui joint aux relations de position celles de siiccesÉion et, par suite, de devenir dans retendue, et détermine. par. la comparaison de ces diverses quantités W conditions et les lois du mouvement, soit effectif, soit possible ; :
6"" Les mathématiqiies proprement appliquées qui, sous d'autres rapports , se classent mieux parmi leg sciences physiques. Là se rattachent, en elSet, des branches quelconques de Tétude de la nature, lorsque partie de leurs objets sont déterminables comme quantités, avec assez de précision et une abstraction assez complète de leurs qualités spéciales, pour être assimilés aux données de la géométrie ou de la mécanique ra^ tionnelle. Cette transformation, acquise k certaines sèiences naturelles, est un peu Tidéal de toutes. EUe^ ne sauraient pourtant changer la nature des éléments particuliers et complexes, d'origine purement expéri-* mentale, qui les séparent profondément. Mais déjà la mécanique ne tire-t-elle pas de Texpérience une part des connaissances qu'elle met en œuvre , et la matière de la géométrie n'est-elle pas intimenient liée aux faits de la sensibilité?
Les applications de la logique ne forment point une classe séparée , car elles sont communes à toutes les sciences, et nécessaires au même degré dans chacune.
Les sciences physiques prennent leurs objets dans le domaine de l'expérience ; et leur méthode pure, en ud
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tenant point compte des mathématiques appliquées, se compose de deux procédés : Tobservation des faits sen* sibles, Texpérience systématique.
Il s'agit de Tobservation dans le sens propre de ce mot. 6'est abus que de l'étendre, comme on a voulu le &ire, à la constatation des faits représentatifs et de leurs lois : là , le prétendu observateur construit spontanément, ou suppose, ou applique une loi donnée en luimême et par sa nature , au moment où il voudrait la reconnaître sans préjugé ni pétition de principe; il en possède la connaissance involontaire, a priori; et quoi de nouveau, d'imprévu pour la représentation pourrait se trouver dans un ordre de phénomènes essentiels à la représentation ? Si d'ailleurs on essaie de se mettre sérieusement en expérience vis-à-vis de soi, comme si Ton ignorait, comme si Ton cherchait, on est lenu tout à la fois de se modifier librement et de relever ses modifications , ce qui ne comporte ni la sûreté ni l'impartialité attachées à la détermination des phéno-' Bftènes d'origine externe et de forme sensible. Ici , au contraire, l'observateur véritable établit des faits et démêle des lois qu'il ne connaît point, qu'il ne prévoit pas, dont la prodVfotion n'intéresse pas sa personne et n'implique aucune de ses modifications propres et volontaires.
Gela dit afin de réfuter brièvement l'erreur d'une école récente qui confondait toutes les méthodes, il est à peine utile de remarquer en quel sens, mais tout autre et extrêmement général , il est permis d'affirmer que tout phénomène s'observe , et que l'observation est un
HISTOiai NÀTUtELLI BT SCIBNGBS BXPBRIMBMTiLBS. 505
dw noms d'une connaissance quelconque , au moment où die se produit en se témoignant à elle-même.
Les sciences physiques font usage de l'abstraction aussi nécessairement que les sciences logiques, mais l'abstraction n'est pas la même. Ces dernières abstraient par concepts ou représentations géniales, comme pour les catégories et pour les jugements subordonnés» mais distincts , qui s'y rattachent. Les autres séparent les &its selon l'expérience, et isolent parmi les phénomènes, même étroitement liés, ceux dont il faut obtenir une définition plus précise ou rechercher des rapports particuliers. Ainsi, la ligne pure, la surface pure, sont des abstractions logiques ; mais la considération distincte, dans un corps donné, du poids, de la chaleur, des propriétés communes ou spécifiques, des affinités, etc., nécessite une suite d'abstractions physiques. L'art d'expérimenter consiste en grande partie à faire passer ces abstractions dans les faits, c'est-à-dire à annuler ou à séparer l'influence de tels phénomènes sur tels autres qu'on se propose d'étudier exclusivement. Enfin, c'est toujours une abstraction physique, et des plus violentes , qui permet de ramener à des théories logiques des questions posées sur la nature : exemple, l'inertie supposée des corps réels dont on explique les mouvements par les lois de la mécanique rationnelle.
Une division vulgaire et déjà ancienne des sciences physiques conserve de la valeur à tous les points de vue, parce qu'elle porte à la fois sur l'objet et sur la méthode. Ouelaue connexion oui existe, aueloue étroite
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intimité qui de plus en plus s'établisse enl^e les deux branches, Tune historique et descriptive, l'autre explicative, inquisitive, théorique, il y aura toujours entre elles cette double division de fait : division du travail pendant le cours de Texploralion scienlifique, division d'exposition , attachée à celle des sujets primitivement offerts à l'étude.
V histoire naturelle, parfaitement nommée, se propose de dresser le tableau des êtres, de leur distribution dans l'espace et autant que possible dans le temps, et de leurs parties, organes ou fonctions susceptibles de tomber sous l'observation pure. Les subdivisions de cette première branche des sciences physiques suivent l'ordre le plus sensible des élres, et le confirment, en s'attribuant les noms de minéralogie, botanique, zoe^ logie. Faisons-les précéder d'une cosmo/o^tV, . comme description pure des corps ultra-atmosphériques et de leurs mouvements apparents. Comprenons dans la minéralogie, ou inorganologie terrestre, une géographie, une géologie, une météorologie, en retenant l'essor de ces dernières sciences aux phénomènes véritablement observables. Ajoutons à la botanique et à la zoolc^ie« non-seulement Yanatomie végétale, animale, humaine, simple et comparée, mais encore là physiologie avec ses sciences accessoires, au moins quant aux connaissances, résumées sous ce nom, que l'observation toute seule permet de recueillir. Ainsi l'histoire naturelle parcourt la série immédiatement sensible des êtres : le monde et la terre et leurs parties distinctes plus ou moins individua* lisées, les astres, les corps inorganiques, Wanimaiu,