ASTRONOMIE
corps leur font diversement subir, à volume égal, l'application de la plus générale des lois connues.
Néanmoins la généralité de cette loi est si entière que s*il fallait absolument introduire parmi les phénomènes physico-chimiques quelque grande division, on aurait une raison spécieuse pour Tadmettre entre ceux qui se prêtent à une application rigoureuse de la mécanique rationnelle (pesanteur et mouvements célestes), d'une part, et, de l'autre part, l'ensemble de ceux dont les rapports avec les spécificités corporelles sont si étendus que le but de la science, c'est-à-dire la simplification et la généralisation des faits y semblent très difficiles à atteindre. Ce n'est plus alors de la physique à la chimie qu'on tracerait une ligne de démarcation profonde; c'est de l'astronomie à la physique terrestre, sans songer que l'astronomie physique réunit ce qu'on voudrait séparer, en théorie surtout, et qu'il ne convient pas d'élever à la hauteur d'une nécessité intrinsèque l'imperfection de nos moyens d'observation appliqués aux phénomènes propres des différents astres. Un peu de réflexion montre bientôt que les deux classes prétendues n'existeraient dans le fond que pour la mécanique rationnelle pure et la physico-chimie, une science logique et les sciences physiques. On assimilerait à la première chaque partie de celles-ci dont l'objet aurait acquis le degré d'abstraction et de simplicité voulu : procédé très arbitraire , et séparation tout à fait factice , pour peu que l'on veuille avoir égard à ce que sont les phénomènes dans le concret. Toutes les branches des