‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 191 sur 278 · PHYSIQUE BIOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PHYSIQUE BIOLOGIQUE

sciences physiques tendent également à se rendre la mécanique et la mathématique applicables» si éloignées du but que certaine^ puissent paraître. Quant à la généralité de la loi de la pesanteur, elle tranche singulièrement, il est vrai, sur les lois multipliées et complexes de ces phénomènes calorifiques, électriques, etc., où les spécificités des corps jouent un rôle important; encore faut-il convenir que la théorie de la lumière serait une nouvelle et grande exception , grâce à l'hypothèse de Téther. La considération des différents phénomènes en tant que forces, la recherche des équivalents mécaniques préparent des théories au bout desquelles s'entrevoit l'unité. Enfin, rien ne nous autorise à nier que les faits les plus spécifiques de la physico-chimie ne puissent être réduits un jour à quelque loi très générale, sous laquelle les diversités, qui dispersent aujourd'hui l'effort du savant, ^e rangeraient dans une place analogue à celle que les densités, ou pesanteurs spécifiques, occu* pent dans les applications de la loi universelle de la pesanteur.

La véritable ligne de démarcation des sciences physiques se place entre la physico-chimie et la biologie. Ici nous trouvons des phénomènes et des lois qui, impliquant les premiers en guise de conditions, et de fonds préexistant, pour ainsi dire, ne s'y réduisent pourtant pas et ne s'y réduiront jamais (voir ci-dessus § n et ni). Et néanmoins l'objet de l'étude' reste essentiellement le même : la nature; ou plutôt cet objet, s'agrandit, s'achève, et le savant tend à l'embrasser avec toute son

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