DEUX POINTS DE VUE DE LA CRITIQUE GËNËRALB
en proehe toutes les connaissances de celles de l'ordre représenté le plus élémentaire, enfin en repoussant de sa méthode toute considération directe de faits repré*sentatifs, nettement reconnus ou analysés pour euxmêmes, dans leur distinction nécesjsaire. Le système de la hiérar4ihte des sciences est, si je ue me trompe, envisagé ici dans sa source, atteint et réfuté par là même.
Je reviens à mon modeste essai de classification. Les sciences dont je n'ai pu marquer la place dans les pré* cédentes divisions sont celles qui demeurent encore enveloppées dans la critique générale, ainsi que je l'ai expliqué plus haut.
Sous un point de vue, qui est même le premier, la critique générale embrasse toutes les sciences^ y compris celles qui sont le mieux et le plus définitivement constituées et classées, et cela bien qu'elle-même soit loin de s'être arrêtée dans une assiette légitime ou reconnue. Elle renferme, en effet, ou elle recherche tout ce qui est de principe dans le savoir réel ou possible, les données générales dont les groupes particuliers de la connaissance ne rendent point compte, mais qu'elles impliquent pour leur propre fondement. Il n'y a donc pas jusqu'aux mathématiques qui ne soient subordonnées à cet égard à la critique, ou, si l'on veut, à la philosophie.
Sous un autre point de vue, on doit voir dans la
critique générale un recueil de sciences desiderata,
d'essais, de tentatives de sciences, ou encore de sciences
à l'état vénatoire, pour employer ici un mot de Bacon.