CRITIQUE MORALE
La morale, en effet, dans toute sa généralité ainsi conçue, se trouve essentiellement définie en ce qu'elle s'applique aux catégories de personnalité, de causalité et de finalité, que nous avons vu plus haut ne pas donner lieu à des sciences abstraites et détachées de la critique générale. Elle envisage ces catégories dans Thomme ; et l'homme lui-même, elle le rapporte pour cela : 1 "^ à sa personne propre et aux êtres en général, mais surtout aux personnes ses semblables, suivant Ta donnée de leurs conditions réciproques, domestiques ou civiles ; 2"" aux autres hommes encore, en recherchant les conditions de légitimité ou de perfection, soit de l'institution économique, soit de l'institution politique de la sQciété. Les subdivisions naturelles de la morale ressortent de ces distinctions.
Au contraire, les sciences logiques et physiques portent sur les catégories de nombre , étendue , position « succession, devenir, qualité, lesquelles considérées sé^ parement des trois autres, se placent nécessairement; ou dans le monde, aTissi impersonnel que l'abstraction le peut faire (physiques), ou dans l'homme représentatif, dégagé de tout lien social et des eS'ets de sa personnalité libre (logiques).
La critique générale admettra donc, tant que la sé^ paration des sciences morales ne sera pas accomplie, une division ternaire, mais avec cette particularité que les deux premières sections se rapporteront aux objets généraux de sciences constituées, dont l'existence est distincte, tandis que la troisième renfermera un ordre