DU SYSTEMS DES FINS DE LA NATURE
phénomènes et les lois que la méthode scientifique établit et coordonne ; la conscience découvre ces sortes de causes, et se représente cette subordination de certains moyens à certaines fins, sans laquelle il n*y aurait entre Yordre du monde et Vordre qui la constitue elle-même qu*un abime insondable et une incompréhensible désharmonie. (V' Premier essai, § xxxix. )
Les causes finales peuvent s'envisager de deux manières : 1"" comme des lois positives de faits empiriques, ce que personne n'a clairement essayé jusqu'à ce jour, tout fondamental que cela soit pour l'intelligence philosophique de la nature : sous ce point de vue la donnée des fins est matière d'observation; il faut seulement faire abstraction rigoureuse des hypothèses et des sentiments répandus sur l'origine du grand fait de finalité, sur son introduction dans les phénomènes , enfin, sur son essence première ; S"" comme des empreintes qu'une certaine conscience antérieure h toutes les autres, une volonté primitive animée d'une intention unique, aurait marquées ou marquerait encore sur le monde, eu posant les éléments de Tordre qui nous apparaît : id se rencontrent des questions à examiner, nullement un principe que l'opinion vulgaire et l'exemple de tant de philosophes nous obligent à confondre avec la considération méthodique du système de moyens et de fins déroulé dans l'organisation et les fonctions des êtres.
Ce système de moyens et de fins est une forme positive et empiriquement donnée des règnes végétal et ani« mal. C^est particulièrement dans ce dernier que la forme de finalité se témoigne , et sous un mode irrécusable,