‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 223 sur 278 · LA L1B8AÎÉ SELON KANT. S · texte numérisé non relu

LA L1B8AÎÉ SELON KANT. S

et des formes du philosophe, dont il faut bien connaître la méthode pour se faire une idée de la correction radicale qu'elle exige. Nous allons voir maintenant Terreur et ses conséquences s'éclairer mutuellement.

La première de toutes concerne la liberté qui, grâce a Vapriori absolu, au rationnel pur, à l'intelligible sans mélange, va servir à Kant à créer des êtres en soi, des noumènes.

Il remarque d'abord, et avec raison, que la loi morale implique la liberté. Mais comment développe-t-il cette vérité? La Ipi morale étant pour lui pure, absolue, sans condition quelconque d'objet ou de matière, la volonté libre qui s'y applique est à son tour liberté absolue, entièrement indépendante des phénomènes, ce qui est très logique; et une telle volonté implique à son tour une loi morale inconditionnée , puisqu'elle ne peut sfe déterminer par rien qui soit du domaine de l'expérience. Enfin cette liberté impossible, sans appui dans les phénomènes, où la placer? Dans un être en soi, dans un noumène, cause intelligible donnée dans un monde purement intelligible comme elle, où elle a sa réalité ohjective. Ainsi se trouvent rétablies les notions vides dant on ne saurait en aucune manière déterminer la nature, c'est Kant qui parle, et cela au moment même où il opère ce rétablissement. Mais nous ferons de celte idée, dit-il, un usage purement pratique. Il est bien bizarre qu'un usage pratique puisse être fait d'une notion vide I On croira plus vraisemblablement que la notion vide compromet ou falsifie l'usage pratique de

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