L4 DIVINITÉ SELON LÀ RAISON PRATIOUB DB SANT
lisme« un sentiment plus profond qu'aucun de ses devanciers des conditions empiriques de la connaissance, il ne fallait pas moins que l'accumulation des préjugés psycho-théologiques de tant de siècles, pendant lesquels la négation aveugle avait seule répondu à l'afl&rmation éblouie. Remarquons donc que la conformité des sentiments de Tétre raisonnable avec la lei morale n*est point impossible dans le monde sensible en général, mais que le monde sensible où elle ne se rencontre point est plutôt le mofide actuellement senti, cette minime portion de Tordre phénoménal, où il nous est donné d'étendre présentement nos perceptions. Et ajoutons : Yimmortalité de l'âme^ condition nécessaire de la raison pratique, n'a rien de commun avec Vdme^ essence purement intelligible et en soi des métaphysiciens, rien, que par l'effet d'une hypothèse arbitraire, bizarre, grossière à sa façon, des abs tracteurs de substances. Il faut se représenter l'immortalité comme donnée par le développement des phénomènes,* sous des lois générales aujourd'hui inconnues. Et qudi qu'il en soit de l'hypothèse physique, dont je m'attacherai bientôt à éclaicir la nature, l'immortalité, à laquelle concluent nos prémisses morales, doit d'abord s'énoncer de la manière la plus large. Or la formule sera générale et à la fois , très nette , sans impliquer une vaine ontologie , quand elle exprimera le fait même que Kant a bien su déiinir, et ce fait seul : la continuation personnellement iden^ tique du même être raisonnable.
La dén^onslration pratique de Yexistence de Dieu ,