‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 229 sur 278 · LA DIVINITÉ SELON 11 RAISON PRATIQUE DK KANT · texte numérisé non relu

LA DIVINITÉ SELON 11 RAISON PRATIQUE DK KANT

Deux choses terribles font exception à rharmonic que la conscience cherche dans le monde, et qui, partout où elle éclate, est pourtant ce monde lui-même, ce monde tout entier, cette conscience tout entière. Ce sont, du côté de la nature, la mort; du côté de la tolonté, le mal moral. La mort, j'entends Tanéanlissement des individus comme tels, surtout des personnes, est-elle réelle? Alors la cause suprême qui vient nous rendre la vie nous apporte un miracle, et, mii'aculeuse elle-même, établit un ordre mystique en contradiction avec les lois de la nature. Le penseur qui accepte cette solution, non-seulement sort par là de la science, c'està-dire de Texpérience et de la raison, mais encore en Tabandonnant il la nie, et se sauve sur ses ruines. Tel ne doit pas être le salut d'un philosophe. Mais la réalité de la mort n'est ni ne peut être démontrée. Alors donc subsiste dans le monde, ô mon espérance , et ne t'envoie pas dans ces régions où ne se trouve même point un éther qui porte tes ailes!

L'existence du mal moral, aux yeux de quiconque a foi en rharmonie, n'a jamais trouvé qu'une explication raisonnable, la liberté. Vraie ou fausse, la raison du désordre dans l'ordre est unique ; il faut qu'elle rende compte de la possibilité du mal par la donnée d'un bien incomparable, condition de tous les biens moraux, devant lequel par conséquent les maux éventuels que renferme la possibilité du mal soient justifiés. Ce bien incomparable est la liberté, cette condition de tous les biens moraux est la liberté, et la liberté est la possibilité du mal. Or, dans la méthode qui pose des faits, re-

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