RÉSUMÉ DK LA DISCUSSION
d'y chercher et dont il a eu soin d'y introduire le principe. Ces singularités, ces hésitations trop visibles, sont les indices d'un grave éblouissement éprouvé par le philosophe dans la découverte et dans le premier essai d'exécution de la méthode positive.
Maintenant je néglige les vices du système, je laisse les dogmes que Kant a le tort d'accepter des mains des théologiens, j'oublie le démenti que se donne la critique de la raison pure, ainsi que la prétention de la raison pratique à se fonder sans emprunter d'éléments au sentiment ni à Texpérience : il reste encore assez de vérités à mes yeux dans le kantisme, pour que je le déclare la doctrine la moins fausse de celles qui ont paru avant son auteur, et depuis à ma connaissance. Celui qui se nomma lui-même le Copernic de la philosophie méritera toujours aussi d'en être appelé le Colomb. La correction unique exigée par cette première formule du criticisme, du moins toutes les autres s'ensuivent, consiste à borner rigoureusement la spéculation à l'élude de la représentation et de ses lois , sous les conditions de l'expérience possible. Or ce n'est là rien de plus pour le criticisme que de demeurer fidèle à lui-même.
lorsque j'envisage les lois de l'exercice légitime de la raison pratique, les données et les conséquences du fait de moralité dans la conscience, je trouve avec Kant que la loi morale ( quelle qu'en soit la formule ) implique la liberté. Mais il faut que la liberté, quoique ne comportant pas une démonstration empirique , soit conçue par nous dans le monde des phénomènes, et définie positivement, non comme une qualité occulte de