RÉCAPITULATION DES PREUVES DE LA LIBERTÉ. G
croyances, dans les mouvements oscillatoires de la pensée, dans les affirmations délibérées, s'expliquent mieux par la supposition d'un principe d'ambiguilé des déterminations, que sous la donnée d'une loi qui, embrassant le faux et le vrai au même titre de nécessité , les justifierait également et, pour ainsi dire, les vérifierait. '
6** Les conséquences morales de l'hypothèse de la nécessité, dans la vie humaine, né sont point de nature à être appliquées et pratiquées, quoi qu'on fasse. Elles amèneraient une perturbation complète de la conscience et de ses rapports. Au contraire, l'hypothèse de la liberté est la règle constante de la pratique , et les conséquences morales qui lui sont propres n'excluent point celles qu'on peut tirer de la considération des occasions et des causes, attendu qu'on ne laisse pas de reconnaître, et les nombreuses lois nécessaires, elles influences puissantes, éléments partiels des actes moraux les plus décidément libres.
l"" Lorsque l'homme délibère et doit opter entre des résolutions contraires qui intéressent d'autres personnes, ou seulement la sienne propre ; lorsque des biens de nature diverse le sollicitent en sens opposés ; que les notions de droit et de devoir, de justice, et les sentiments nobles qui les accompagnent, entrent en lutte avec des passions dont l'entratnement est tout autre, la loi morale se fait entendre. Elle commande l'option pour celui des biens possibles, dont la conscience peut regarder la réalisation comme conforme à Un principe de législation générale. Or, ce commandement oblige et
ïiB nécessite point, selon le jugement de la conscience,