‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 256 sur 278 · GG8 FORCE PLASTIQUE DE LA CONSCIENCE LIBRE · texte numérisé non relu

GG8 FORCE PLASTIQUE DE LA CONSCIENCE LIBRE

organes succèdent aux fonctions des organes détruits, soit pour la continuation, soit pour le retour des phénomènes de conscience en la méoie unité que cimente la mémoire, sans intervalle aucun, ou après des intervalles quelconques. Mais ce n'est pas tout. Nous savons que chaque organisme fonctionne, et même se développe, se forme dans une certaine dépendance des phénomènes moraux. Les traces que les idées, les affections, les passions impriment sur le corps, et qui par Fhabitude s'approfondissent et s'invétèrent , sont ou peuvent être d'abord, en plusieurs cas d'importance majeure, sous la loi d'une conscience automotive, en« suite deviennent des faits naturels et de moins en moins révocables. Ainsi la plastodynamie de l'individu vivant prend une direction et détermine des formes, non plus seulement spontanément, non sous l'empire des instincts, mais par suite et à cause de l'avènement à la vie personnelle, à la vie de la liberté. Ces formes, pour ainsi dire émanées de la pensée, la traduisent, la symr bolisent sous les modes propres du monde externe, harmonique avec elle, passent dans la nature, et tendent à s'y fixer si d'autres causes ne les en arrachent. Il n'y a pas loin de ces lois, dont l'observation fournit les élé^ menls, jusqu'à celle que nous formulerions en admettant que l'organisme futur de la personne, étroitement lié À l'organisme présent, quel que puisse être le genre de ce lien, dépend à son tour des déterminations de la vie morale; ou, plu9 généralement, que cellesicii exerçant déjà des vertus plastiques à l'égard du corps actuel , en possèdent encore de plus éminentes qui re^

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