‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 258 sur 278 · S XXV · texte numérisé non relu

S XXV

Des hypotbète« railonnelle* sar la nalare de Dlea •

Notre point de vue de la thèse divine est le plus favorable possible à l'opinion de la personnalité de Dieu. Les philosophes qui spéculent sur la perfection métaphysique de l'être et sur la substance aux attributs infinis sont logiquement impuissants, l'histoire l'a prouvé, à extraire de leurs formules autre chose que la vaine ontologie qu'ils y ont insérée. Ils ne sortent de leurs chimères qu'en ajoutant une contradiction aux contra-

IMPLIQtJfi LA PERSONNâLITË DE DIEU. G71

dictions déjà entassées. Haïs ici, nous partons d'une notion suprême, [obtenue en généralisant les attributs les plus spéciaux de la personne. Rien ne sera donc si aisé, ce semble, que de personnaliser l'objet divin admis déjà dans notre croyance. Ce n'est pas tout : les (iémonstrations de l'existence de Dieu fondées sur la causalité ou sur l'essence nécessaire, ont été renversées par le criticisme. Celle qui est tirée de Tordre du monde, et qui n'est pas plus solide que les autres sous la forme vulgaire des théologies de la nature, va prendre, au contraire, une apparence imposante pour nous qui l'a* bordons après avoir reconnu un ordre cosmique moral et les destinées immortelles des êtres. Ainsi, sous ce rapport encore, la personnalité de Dieu semble nous être indiquée comme la conclusion attendue et le couronnement presque nécessaire des probabilités de la raison pratique. Nous allons voir cependant qu'il est diflficiie de prendre un parti, impossible de le justifier, quel qu'il soit , par des motifs semblables à ceux qui nous ont guidés Jusqu'ici.

La démonstration qui peut paraître encore défendable est, en deux mots, celle-ci ; de longs développements ne la rendraient pas plus spécieuse :

On ne conçoit un rapport de finalité qu'en supposant une conscience quelconque, capable de se diriger d'après une fin. Si donc on admet la finalité des êtres comme loi du monde, on doit admettre aussi une intel-ligence qui embrasse l'ensemble de ces êtres et de leurs fins.

Plus simplement encore et sans syllogisme : le Bien

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