‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 36 sur 278 · LOI DU DEVENIR DE CONSCIENCE · texte numérisé non relu

LOI DU DEVENIR DE CONSCIENCE

a des changements donnés en elle ou dans le inonda extérieur {expérience interne ou externe.) Occuponsnous de ce devenir même et de la loi d'enchaînement de ses éléments, abstraction faite de toute volonté.

La matière du devenir, dans la conscience, est nécessairement déterminée aux divers instants par d'autres catégories; elle est par exemple image ou qualité^ et, essentiellement, sous toutes ses formes, relation. Ainsi la conscience, de ce qu'elle change, ne laisse pas d'être imagination, mémoire, jugement ; et, de quelque manière qu'elle se caractérise, un rapport posé laçons* titue maintenant, un autre la constituera tout à l'heure. Il ne saurait être question de se rendre compte du changement en lui-même ; le fait est primitif; mais on demande sa loi. Si on la cherchait hors de toute relation donnée, actuelle, on détruirait la conscience qui, sautant d'un objet à un autre, manquerait de lien entre ses formes successives. Hais dans la relation, elle se découvre au premier examen. Tout rapport a deux termes, chacun desquels, en dehors de ce rapport qui les unit, est défibissable par quelque autre rapport à quelque autre terme. Cela posé, lorsque la conscience est actuellement applicpée à un teribe quelconque, un rapport apparaît; avec celui-ci se présente un nouveau terme qui amène un nouveau rapport, et ainsi de suite. Développons dans le temps cette série de représentations, caractérisons-les comme images, comme qualités ou enfin sous une catégorie quelle qu elle soit, et nous obtiendrons le devenir de conscience tel que l'observation ie fait connaître.

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