‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 37 sur 278 · G ' LOI DU DEVENIR DB CONSCIENCE · texte numérisé non relu

G ' LOI DU DEVENIR DB CONSCIENCE

On a donné le nom Xattociation àe% idées à cette fonction de la conscience considérée dans Tordre du de* Tenir des rapports qu'elle pose successivement : appellation à la fois insuffisante et trop peu simple pour une loi fondamentale, et qui, de plus, a le tort de rappeler la dynamique des idoles volantes, s'attirant, se repoussant et se groupant. On a dit, et beaucoup mieux, suite des pensées, et Ton pourrait dire simplement pens^^, en avertissant que la conscience caractérisée par une catégorie quelconque, mais en tant que devenante et mobile, est comprise sous ce nom. La pensée, en ce sens« désignerait indifféremment, la mémoire, rimagination, la raison, toutes les fonctions du point de vue représentatif, mais sous la condition expresse du développement en une série de rapports.

Hobbes est le premier qui se soit rendu compte de l'importance de la pensée dans Tétude de Thomme : il rappelle série des imaginations, succession des pensées, discours mental; mais il pose ce principe, manifestement faux, qu'i7 n'y a point de passage d'une pensée à une autre dont le pareil n'ait eu lieu antérieurement dans la sensation, et tout se réduit pour lui aux mouvements internes du corps, aux traces qu'ils laissent, et è la chaîne qu'ils forment par l'effet de la cohésion de la matière mue. Une explication analogue fut tentée depuis, dans l'hypothèse des vibrations du fluide nerveux. La solution physiologique du problème établirait, là comme ailleurs , une correspondance entre deux ordres ; mais les fanteamata d'Hobbes ont beau être par définition des mouvements, autre chose est la série des

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