DB LÀ LANGUE PHILOSOPHIQUE UNIVERSELLE
tni peuvent y entrer, et dont la foroiation dépend des lois grammaticales , avec des racines données, il reste ces racines elles-mêmes , qu*il faut créer ou prendre quelque part : le nombre en est assez considérable encore. On pourrait se proposer de le réduire, au moyen du classement rigoureux de tous les éléments delà connaissance en tous genres, et de leur subordioaiioQ aux catégories. Les mêmes signes, très bornés, qui suffisent à l'institution d'une grammaire, donneraient alors, en se combinant, une partie du vocabulaire; et ceux des objets qui proviennent de l'expérience pure y entreraient à leur place avec les systèmes de classification propres aux sciences particulières auxquelles ils ressortissent. Les premiers philosophes qui ont abordé l'idée de la langue philosophique, Descartes et Leibniz, l'ont ainsi conçue dans le fond, sans aucun doute. C'était beau, c*était parfait, et l'enthousiasme de ces rénovateurs de la pensée allait sans hésiter aux dernières limites, et les croyait presque atteintes^ Hais ce plan, quoique le seul rationnel, suppose les sciences définitivement organisées , et la science des principes de la connaissance arrêtée et reconnue sans contesta* tion. Il y faut donc renoncer.
Puisqu'une classification empirique est seule possible, la plus empirique sera la meilleure, car il ne serait pas juste de la fonder sur une doctrine, et d'imposer des opinions en proposant une langue ; d'ailleurs on se condamnerait d'avance à ne point réussir. C'est donc parla simplicité, et j'oserai dire par la grossièreté des divisions qu'on devra juger de leur mérite, pourvu