‹ Essais de critique générale (volume 3)Chapitre 71 sur 278 · SYNTHESE DES FONCTIONS REPRESENTATIVES · texte numérisé non relu

SYNTHESE DES FONCTIONS REPRESENTATIVES

Après avoir monlré que Vinlelligence et la volonté se distinguent nettement, et pourtant ne sauraient composer l'homme, ni Tune sans Vautre, ni sans la passion» il n'y a qu'un mot à dire pour constater que cette dernière, également distincte, manque d'appui et de soutien quand on l'envisage hors de sa synthèse avec les autres. Tout sentiment, en effet, suppose un obje^et la matière de cet objet ; l'intervention des catégories intellectuelles, relation, nombre, étendue, durée, qualité, devenir, est donc inévitable. D'autre part, s'il ne se joignait aux rapports de tendance et d'état qui caractérisent la passion, ceux de puissance et d'acte avec lesquels paraissent la causalité, la force représentative, nous n'obtiendrons pas l'homme réel ; ainsi la volonté s'ajoute à la passion.

Il faut enfin rappeler que la sensibilité n'est pas moins essentielle à l'homme de l'expérience, la sensibilité, c'est-à-dire la représentation des phénomènes donnés immédiatement comme indépendants de la conscience, et pourtant soumis à ses lois. Et, avec ces phénomènes, nous savons que les fonctions organiques et les fonctions physico-chimiques, auxquelles ils sont constamment liés, doivent paraître à leur tour. Ainsi se compose le tout indissoluble de l'homme. Toutes les fonctions, toutes les lois, tous les phénomènes connus ou même possibles pour notre connaissance y interviennent.

Les fonctions représentatives, quoique inséparables, dans la synthèse humaine, ne sont pas réductibles les unes aux autres ; je crois l'avoir prouvé autant que le

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