MODES DE LA PASSION POSSÉDANTE
possession possibles de l'autre, implique les éléments passionnels, désir et aversion ; si donc ceux-ci n'existaient pas, il ne saurait y avoir non plus de comparaison avec passion, et dès-lors les passions possédantes seraient elles-mêmes sans conscience. Ainsi le développement de l'être est la première condition de la passion, non la stabilité. Sans doute la permanence dans le bien est l'idéal, la fin dernière que poursuit l'homme; mais cet idéal n'est atteint que relativement, et« même en ce sens« rarement, passagèrement. Toute passion implique le sentiment des contraires , et la stabilité relative ne se comprend bien qu'obtenue après le désir, maintenue durant l'aversion que d'autres états inspirent. On qua-* lifierait, ce semble, assez exactement la joye la plus assurée, selon l'expérience, en la rattachant à une suite Je rcdésirs et de repos$e8$ions Imaginatives semblables et sans obstacle devant les mêmes objets.
De nombreux modes passionnels suivent les modifications du désir et de la passion possédante, liées conformément à notre analyse et dues à la présence de telles ou telles fins obtenues. On pourrait les caractériser d'une manière générale, les uns par la eomplaisance dans un état donné ou vis-à-vis d'un certain objet, et leurs contraires par la répulsion permanente sous les mêmes conditions. S'il s'agit du rapport des personnes entre elles , ces passions s'intitulent quelquefois sympathie et antipathie, et, dans des circonstances plus déterminées. atnour et haine ; amitié et inimitié. Au reste, les mêmes termes, mais celui d'amour surtout» et dans toutes les