LÀ CERTITUDE CHEZ LES ANCIENS
t par les désordres de la négation sans frein des soihistes, enfin par le résultat même du crilicisme socraique, les esprits venant à se partager sur le monde Qoral comme ils avaient fait sur le monde physique, et es enseignements de Platon, d*Àristote, de Zenon et rÉpicure s*établissant alors même dans un antago* lisme qui devait s'étendre aussi loin que l'ère de l'aniqoité, et bien au-delà, jusqu'aux jours où nous écrirons nous-méme.
Il est à croire que Pyrrhon observa dans l'Inde , où 1 suivit Anaxarque et l'expédition d'Alexandre, quelque diose d'analogue au système du phénoménisme et de Vimperturbabitité. Mais quelle différence entre l'ascète indien et le sage grec I Le phénomène est pour l'un cet 9ément de l'universelle illusion, qu'il faut mépriser en ttpirant à la véritable vie, si ce n'est au néant ; pour *autre, ilestla vérité môme, l'unique fondement de toues nos affirmations possibles, aussi bien que de la vérité iratique. Ce Calanus, qui se brùla pompeusement de- «nt l'armée, était un fanatique transporté par l'enlhouîasme brahmanique, ou peut-être bouddhique, aux iIqs extrêmes aberrations d'un dogme : Pyrrhon fut le bndateur de celte école de ta Scepcis^ dont le nom signi- JtàV Examen.
la question de la certitude, posée avec éclat par le wepticisme, n'avait été traitée régulièrement ni par Platon ni par Aristote : ces deux grands hommes s'élaient Wttlentés d'exposer et de pratiquer leur méthode, celui- ^«vecune pointe de doute et de fine ironie qui perçait
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aux endroits les plus dogmatiques, celui-ci à la manière d'un savant <jui développe ses observations et ses découvertes, en tenant compte des Iravauit de ses devanciers, Epicure, dont la logiï|ue n'était pas le côté îotl
mais qui parait r' *' blir î de produire un appareil
éi le laisser nulle questioD \'5{ ite de canons qui rame- X line ù Tévideoce des sens, lis en état de réfuter des fcs vulgaires, tirées de la nterventioudu jugement ruer la bonne évidence.
philosophique
sans réponse, f
naient toute conn
Ses disciples ne se
objections dever
possibilité de I
pour régler Topi
Les stoïciens, quoique attachés aussi au principe deVo-
rigine purement empirique des idées, flrent un effort
plus heureu\ pour expliquer Tassiette de la conscieDCe
dans la certitude, Cest entre eux et les philosophes de
rAcadéuiic, passés au scepticisme, 4[uc la question se
posa contradic toi rement, pour la première fois, et se
débattit avec un grand intérét-
Aux yeux des stoïciens» comme des sceptiques» tout roule sur \e consentement donné aux apparences. Selon les premiers, ce consentement, faible et injustifié, fait Yopùuon; plus solide, appuyu sur une sorte d'imagination intellective de Tobjet, il est la compréhemion, qui déjà juge de la vérité; ferme, imniuable et rationnel, il est la science. La passion et la volonté, qui dans tout cela ne sont pas nommées, se déguisent mal; eacore plus, quand Zenon compare le consentement à la main qui se contracte, et la science au poing fermé. Les hommes de la nouvelle académie objectaient au poing