LA CERTITUDE CHEZ LES ANCIENS
serré de la vérité le poing serré de Terreur, dont les exemples s'offrent d'eux-inônies. Il cù\ fallu, pour répondre, admettre la liberté de la conscience, et renoncer à la certitude* en quelque sorte matérielle, comprébensive de la vérité en soi. Mais les stoïciens enseigoaient le déterminisme. La liberté n'était pour eux que la spontanéité puissante du sage, identifiée avec l'essence divine de la nature. On comprend qu'ils pouvaient bien reconnaître, mais non prouver sans cercle vicieux, et en dehors de la croyance, les signes du savoir certain ou incertain dans une conscience diversement nomnée opinion, imagination, compréhension ou science. Beaucoup de philosophes se trouvèrent depuis dans uie situation semblable. Par exemple le jugement adéptat de Spinoza ou de tel autre rationaliste pur, le proceitus d'Regel, quelle ressource présentent-ils quand il s'agit de les prouver conformes à la réalité intrinsèque, que, seules, l'hypothèse ou la conviction personnelle confondent avec eux?
L'académicien Arcésilas introduisit dans le scepticisme la distinction que nous appelons aujourd'hui de la nisoD théorique et de la raison pratique, ou plutôt il Vagrandit, et la précisa sur un fondement que les purs sceptiques rejetaient. Aussi bien que ces derniers, il admit que le.consentement peut toujours être suspendu, et que nulle apparence n'entraîne irrésistiblement le sage.* Au point de vue de la science, il douta donc de la science même, et ne Reconnut ni vrai, ni faux, ni probable scieititifique, sur signes innra1)les ou certains. Mais lu où le scepticisnie ne savaif plus alors que livrer