‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 107 sur 193 · EXISTENCE ET NATURE DES CORPS · texte numérisé non relu

EXISTENCE ET NATURE DES CORPS

semble des phénomènes résultant de forces indélantes de nous , et représentés dans la f lerception i la loi de Tétendue. V extériorité est le propre nom ;elte dernière loi , mais plus généralement ce mot îme l'indépendance et la diversité des choses par K)rt à toute conscience qui se les reconnaît externes. ; ce point de yue, on peut dire que TextériQrité d'es- I est un symbole de l'extériorité d'être, la seule esielle et profonde. Il en est de même du mot exise:èi l'égard de la sensibilité, il désigne des groupes ihénomènes donnés dans l'étendue ; quant à la rai* il est avant tout le nom d'une chose posée poiur soi ; des conditions quelconques.

ons devons admettre que la loi d'étendue, aussi que celle de causalité, est une loi réelle. L'harmole la conscience et du monde exige cette réalité, et ( croyons à l'harmonie. Mais ce serait précisément bndre le réel avec l'imaginé, avec le senti comme [ue de fixer, de concréter par la pensée une étendue oi, hors de toute conscience, sans rien de commun quelque conscience que ce pût être. La séparation étendue intelligible et de l'étendue sensible, comme arlait autrefois, conduit à définir l'être réel par des ms contradictoires, ainsi que nous l'avons constaté urs par le libre usage de la raison, et avant d'avoir dé la question de la certitude [Premier essai). Ici, 5 ne pouvons que confirmer ce résultat, à moins de précisément cette conformité de la raison et de l'uw, qui est un des points de notre croyance. En aboml toute différence entre l'étendue représentative et

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rétendue représentée, nous suivons la véritable confina mité, celle qui ressort de la réflexion , et nous n'avons contre nous que cet idolomorphisme, naturel à la spontanéité humaine sans doute, mais dont les progrès dek science, ceux de l'humanité (comme de chaque homme entre Tenfance et Fâge mûr] détachent, entraînent tous les jours quelque chose. La fausse conformité qn'oi nous oppose est une confusion grossière entre l'objet externe et la forme générale de l'intuition des rapporte d'extériorité. Plus je fixe ma pensée sur cette question étrange, plus je me convaincs de l'impossibilité de dietinguer par un caractère, quel qu'il soit, les deux genree d'espace , moins aussi je comprends l'illusion de oee philosophes qui se flattent de voir, de toucher, onde saisir enfin de quelque manière une étendue autre que l'étendue de toutes les représentations, une étendw que nulle conscience n'aborde et que nulle relation ne définit, parce qu'elle est en soi. N'est-ce pas une prétention bien incompréhensible? On est en présence d'une loi universelle des ôlres tant représentés que représentatifs ; on constate une forme de toute sensibilité et de tout phénomène sensible, un système de rapports hors duquel le monde entier s'évanouit, et l'on demande une réalité supérieure à celle réalité!

Au reste, je n'essaie pas de faire entrer dans le premier ordre de la cerlilude la détermination de la nature de la loi d'étendue. Je pose seulement la réalitée l'universalité de celle loi , de quelque manière qu'oi veuille en entendre l'application. Si je combats la faus$< réalité, c'est moins pour établir la vraie, en ce moment

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