EXISTENCE ET NATURE DES COUPS
que pour fixer les limites de la première, aflirnialion. C'est d'ailleurs par voie déduclive, en procédant à la science, et non plus en se bornant à la certitude élémentaire, qu'on peut découvrir le vice de la certitude ~ prétendue de certaines écoles.
'- À la loi d'étendue il faut joindre ses accessoires, les rapports de figure et de grandeur, ceux de nombre, qui . 4^7 sont impliqués, puis les rapports de mouvement, et la ïkn du temps sans laquelle ils ne pourraient être perçus. ' :Ce sont, avec l'impénétrabilité ou solidité [mieux résistance, force), tout ce qu'on appelle qualités premières i -des corps ; et on voit aisément, par ce qui précède, en F .qnel sens l'affirmation de leur réalité appartient aux : fléments primitifs de la certitude.
t" A l'égard des qualités secondes^ il n'y a rien à rap- [-' peler ici qui ne soit déjà consacré par le développement ^ des sciences particulières. On a rejeté depuis longtemps (non certes toujours comme Reid le soutient] les espèces ' sensibles, les sensibles en soi, tels que sons, couleurs, :' dialeur, etc. La physique tout entière poursuit l'étude » des conditions externes de cet ordre de phénomènes. • Hul n'en cherche la réalité dans une sorte de concrétion des apparences. Et pourtant, si Ton devait aller aux VOIX, les concrétions colorées ou autres réuniraient sans doute autant de suffrages ignorants , c'est Timmense majorité, que ces concrétions plus abstraites, étendues et solides seulement, qu'on appelle des atomes.
En résumé, le sens de l'application delafonctionintuiûveetdes formes diverses de la sensibilité à la détermination de la nature des corps sera pour nous celui-ci :
iiO QUESTIONS SUR LES SENSATIONS.
C'est en vertu d'une loi universelle, et non d'une I; apparence propre à la seule conscience humaine, que li les corps sont ainsi représentés. Cette loi s'étend partout, et autant que des phénomènes sont donnés, si bien que nous ne saurions concevoir de représentation, ni, par suite , d'existence où elle n'entre comme élément. Et les phénomènes pour soi que la conscience suppose et croit fermement correspondre aux phénomènes pour elle, quels qu'ils puissent être en ce qui nous échappe, soutiennent avec ceux-ci des rapports généraux, constants, dont les effets se marquent dans nos perceptions. A cet égard on s'exprime avec l'exactitude la plus rir goureuse, en assurant que les corps sont véritablement étendus, véritablement colorés, véritablement sonores, etc., car telles sont les propriétés que nous leur reconnaissons dans leurs rapports avec nous. Les sciences détermiuent d'autres propriétés en explorant d'autres rap[)orts qui se découvrent au moyen des premiers; et quant aux propriétés qui ne se trahissent pas directement ou indirectement dans les phénomènes de notre conscience, avec l'empreinte de sa forme, il est clair que l'accès nous en est interdit.
La question suivante a suscité bien des difficultés et quelques spéculations intéressantes dans l'école de Locke : Comment la perception de l'étendue, des distances, figures et grandeurs peut-elle avoir lieu par l'entremise des sensations, et spécialement de celles de la vue? Mais le criticisme ayant tranché le nœud du problème , tout cela est aujourd'hui très simplifié , et s'il