‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 127 sur 193 · CRITIQUE HISTORIQUE · texte numérisé non relu

CRITIQUE HISTORIQUE

tes dans deux classes, conformément aux divisions et lu sens des mots précédemment établis : philosophie de la logique (ou des sciences logiques) et philosophie Ae la physique (ou des sciences physiques). On pournit même dire philosophie de l'esprit^ philosophie de la nature, en termes plus vulgaires, s*ils n'avaient le défaut de rappeler les systèmes chimériques de quelifâes philosophes (1).

La troisième section est la morale telle que je l'ai ^nie et classée, avec ses trois grandes divisions ^91'expriment suffisamment ces noms très usités : éthijgfi&9 économique, politique.

Passons maintenant aux sciences historiques. Elles Cnrment, comme les sciences morales, des branches de h critique, dont le jour de la séparation n'est pas enpure ?enu. Il suffirait pour le prouver de remarquer à iSpiel point des hypothèses de toute nature influent, et ipr leur mâhode, et sur les solutions qu'elles croient pouToir donner aux plus graves questions de leur do^

(I) Les appendices da Premier essai de critique ginéraXe, rehtib à b logique proprement dite» puis à Télude générale des fooc» mathématiques, du nombre, de Tétendue, de la vitesse, etc.»

it pour moi des tentatives de constitution de la philosophie des logiques. Je suis loin de croire avoir épuisé ce sujet, où m*eagageait principalement le désir de donner à mes catégories un 4éveloppemenl et des applications de nature à les faire comprendre «Mme je les comprends. En tout cas, les sciences physiques réclalieol 00 travail analogue, dont je ne connais d'essai sérieux que la philosophie positiviste avec son bjpoihèse matérialiste et ses autres défauts.

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maine. Je ne saurais toutefois m*arréter quant à présent sur ce sujet.

Mais les sciences historiques ne sont pas seulement des branches comme je viens de le dire : sous un poiol de vue essentiel de la méthode, elles forment dans leur ensemble une grande division de la critique, collatérale de la critique proprement dite. De même que nous avons dû distinguer dans les sciences physiques, et ces sciences elles-mêmes et l'histoire naturelle (I), de même ici, à côté de chaque partie de la critique en quelque sorte indépendante du temps et des hommes, faisons constamment place à la critique exégétique des idées, des usages ou des faits humains, et cela tant de leur développement que de leur état actuel. Nous classerons ainsi Yhistqire de la philosophie, Y histoire des sciences, Y histoire de la morale, Y histoire des religions, etc.; et nous comprendrons avec l'exposition des choses du passé celle des choses du présent chez les différents peuples. L'histoire proprement dite, trop souvent limilée aux faits qui ont le caractère d'événements, et même

{\) Cette distinction n*est reçue qu'en apparence dans la classification de Técole positiviste. Au fond elle est méconnue complètement. En efTet, pour vouloir assujétir l'histoire naturelle à la phjsique, à la chimie, à la biologie, il faut ne pas se rendre compte de sa méthode propre, qui est la pure observation, la description et II classification des êtres, plutôt que In recherche des lois et des fooctions générales moyennant certaines abstractions. Sans doute les sciences proprement descriptives ont des rapports intimes avec celles qui roanieNt rèxpérience artificielle; mais confondre pour cela Tobjet et le but, si différents de part et d'autre, c*est ce que j'appelle sup* primer Thistoire naturelle.

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