‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 145 sur 193 · DE LA FINALITË DANS LE RÈGNE ANIMAL · texte numérisé non relu

DE LA FINALITË DANS LE RÈGNE ANIMAL

Ans futures, sans nous départir de la réserve et des précautions voulues par une bonne méthode.

Descendons de ces hautes généralités à d'autres plus accessibles. La (inalité s'impose inévitablement à Tobservateur, et la théorie des conditions d'existence s'évanouit à ses yeux quand il porte son attention sur Tordre des instincts et des passions de l'animalité. Cet ordre est la finalité môme. Il ne s'agit point, pour qui le considère, de l'arrangement matériel, mécanique, physique ou même organique qui enchaîne harmoniquement les phénomènes. Il s'agit des sentiments internes qui représentent, produisent, assurent dans chacun des êtres ce même arrangement dont tout le reste des harmonies naturelles n'est que la forme extérieure. Un grand physiologiste a trouvé plus vraisemblable de placer la cause de l'organisation elle-même, que dis-je? celle de l'attraction et des affinités, dans la sensibilité à son degré le plus faible, que de ranger la sensibilité sous les lois physiques. En signalant ces forces motrices dont il aperçoit le siège dans la sensibilité , ces forces « qui non-seulement tiennent toutes les parties de la « matière dans une activité continuelle, mais par l'efTel € direct de tous les mouvements qu'elles leur impri- « ment tendent à les faire passer par tous les modes € d'arrangement régulier et systématique, depuis le « plus grossier jusqu'à celui de l'organisation la plus f savante... » ce philosophe a certainement en vue les instincts qui dirigent ces forces et en déterminent les

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