‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 152 sur 193 · LÀ LIBERTÉ SBLON KANT. SOI · texte numérisé non relu

LÀ LIBERTÉ SBLON KANT. SOI

re le principe de la raison suffisante, et nier la li- I en la posant. Ailleurs et partout, il reconnaîtra hénomènes dans le temps comme soumis sans reson à la causalité nécessaire, en sorte que la liberté nt possible que dans l'être comme chose en $oi sera l'est celte chose, une notion vide; et, tenu de rendre Ile de la nature d'un acte de volonté, nécessaire 9 part quant à l'être phénoménal, d'autre part, libre kt à rétre noumène, il s'embarrassera dans une exlion impénétrable (ce qui lui arrive dans certaines nstances). Enfin il voudra, comme tant d'autres, idre la contradiction théologique entre la preice de Dieu et la liberté de l'homme, et, pour y enir, il affirmera que Dieu n'est pour rien dans les Lomènes, que Dieu n'a fait que les noumènes, less non plus que lui n'exisl^ent dans le temps, et insi Dieu ne saurait entrer dans le monde phénob1 pour y rendre la liberté impossible. Cette théorie I donne le choix entre la négation des phénomènes me illusoires, comme étrangers à la véritable réalité ;le siégé est en Dieu et dans ses noumènes, et la né- )n de Dieu et des noumènes, comme notions vides x>nnaissances inconnaissables. Ce cruel dilemme, e débat toute théologie, n'a pas même le mérite de d'embarras le philosophe qui s'y jette par mégarde, Inous a dit que la liberté appartenait à l'être comme K)i, et alors il ne doit pas maintenant la reléguer m les phénomènes pour la soustraire à l'action de 11. Ou, si la liberté est dans l'être phénoménal, par nanifestation, par tous ses actes possibles, comment

o9S l'immortalité selon la raison pratiode DR kart.

lui altribuer une indépendance absolue de tout objet et de tous éléments empiriques ? (1)

Voilà donc un exemple de plus, et des plus étranges, du vertige qui s'empare de toutes les têtes philosophiques à l'aspect du problème de la liberté. La raison en est que l'existence d'une liberté dans une substance est un assemblage de mots sans signification raisonnahk. Mais que la substance soit abandonnée, tout change de face : on comprend alors la liberté comme rexisleoca même.

Suivons Kant dans son essai de solution définitlTe des deux autres grands problèmes : l'immortalité, la divinité.

Rappelons d'abord que Fauteur de la Critique de k raison pratique, tout aifftement ferme et net sur la notion de la liberté quand il la pose pratiquement que lorsqu'il s'efforce de lui trouver un sujet surnaturel, a déclaré positive et agissant sur le monde sensible cette liberté dont la possibilité seule avait dû être accordée par la raison théorique. II a fait cette déclaration au nom de la loi morale , et il a écrit d'ailleurs ces quelques mots profonds, qui éclaircissent mieux la question que ne peut le faire un appel à la pure intelligible ; essence : « Les lois qui obligeraient un être réellemenl jj libre ont la même autorité sur un être qui ne peut agir qu'en se supposant toi... et celui qui ne peut agir que

(1)Kant. Fondement de la métaphysique des mœurs.

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