‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 153 sur 193 · L^IMMOITALITS FBLON LA RAISON PRATIQUE DB KANT · texte numérisé non relu

L^IMMOITALITS FBLON LA RAISON PRATIQUE DB KANT

9008 ridée de la liberté est par là môme libre au point le Tue pratique (1). »

La Uberté posée, Kant établit quelques principes et léfinitîons, aussi généralement admissibles pour le fond jne nettement formulés :

Le touverain bien, c'est-à-flire le bien total ou accompli de Fhomme, objet de la raison pratique, et en iéfinitif de toute la philosophie, estVunion du bonheur et de la vertu ;

Du bonheur, c'est-à-dire de cet élat de l'être raisonnable, dans lequel toutes choses se disposent OQufor- Biément à ses désirs et à sa volonté dan» son existence toat entière ;

De la vertu, c'est-à-dire d'une tendance constante et d*un progrès continuel vers la parfaite conformité de la volonté avec la loi morale.

La vertu étant, de fait, une condition nécessaire du ionheur serait, à cet égard, identique avec le souverain Ken ; mais le bonheur lui-même, objet d'une appétition constante de tous les êtres qui se proposent des fins, est une matière essentielle du bien.

Mais comment l'union du bonheur et de la vertu estdle possible? se demande le moraliste. Ces deux éléments sont spécifiquement différents ; et la vertu ne résulte pas du bonheur, lequel, en lui-même, ne nous oflre point de caractère moral, ni le bonheur n'est une mite de la vertu dans l'ordre de l'expérience présente.

Hais cette dernière proposition n'étant connue pour

(i^iKanl. Fondement de la métaphysique des mœurs.

504 L*lllMORTiLITe SlLOir U UlfiOV PBATIQPS,

Traie qu*acluellement, immédiatement, Vaeti être résolue, dit KaDt, par la supposition que le boolifltt serait la conséquence de la varUi, poetârîear0B«i|4 médiatemeut, et cela dan$ FhypothiMe de remstam d'un auteur inîelligibte de la nature* Le soutertû bien serait alors la vertu, cause du souverain bien iom un ordre de cho$es différent du monde ienetbie HfU-^ noménal {1}.

Cest ici que reparaissent les êtres en soi , les hj|^ thèses dont la science a rejeté Tobjet comme inoianaissable, bypothèses plus qu^inutiles à la sdenoe pi conséquent, et inutiles encore au but de la raison pit tique, ainsi qu*on va le voir,

La conscience qui reconnait, sans sortir de Teipérience possible, mais par une simple généralisation des phénomènes, Teiislence d'un ordre, d'une loi constanle qui dispose dans le temps les uns et les moyens des êtres, ne peut elle, sous les mêmes conditions, se porter 1 Thypothèse d'une loi naturelle qui garantisse aussi les fins propres des êtres raisonnables? Ajouter à la supposition d'un lien médiat entre la vertu et le bonheuTt l'hypothèse d'un auteur intelligible de la natun. n'est-ce pas dépasser le but qu'on se propose, quasd il n'y a rien d'impossible [nous le prouverons) à ennsager ce lien médiat comme naturel aussi et comEV vérifiable dans un ordre d'expériences futures. N'esta» pas compromettre la vérité qu'on vent atteindre [le bit même l'a prouvé), que de la transporter dans ce rèpie

(i) Critique de ta raism pratique, p, 1, I. Il,

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