‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 159 sur 193 · RÉSUME DE LA DISCUSSION · texte numérisé non relu

RÉSUME DE LA DISCUSSION

quelque chose en soi. Et lo>sque je cherche à formula un accord dont la conscience morale éprouve le besoin, entre la loi qui est sa propre règle et les lois externes, en grande partie inconnues, qui constituent ce qu'on nomme la nature , je trouve encore avec Kant que la première condition de cet accord est V immortalité. Mais encore ici nous devons nous expliquer Timmortalilé comme une loi, et non la traiter de miracle. Enfin, lorsque je me demande le nom de cette grande harmonie de la conscience et de la nature, de cet ordre énd* nent du monde, j'accepte sans difficulté avec Kant les prestigieuses lettres que tout homme prononce pov désigner ce qui lui parait , selon ses lumières, le bifen souverain de l'univers : la divinité. Mais alors je ne connais Dieu, que par Texistence de cette loi, unique entre toutes, qui assure et harmonise les fins diverses et snocessives des êtres. N'exigeons rien de plus de la philosophie, ni garantie illusoire de la loi, extérieure à cette loi même, ni être incompréhensible qui la renferme. Ce serait forcer le philosophe à se leurrer lui-même et à nous leurrer de mots dont l'insignifiance n'dte pas le danger, substance, cause en soi, infini, absolu; ou à sortir de la science et de cette foi que Kant a si bien nommée la foi rationnelle, pour embrasser des croyances anthropomorphiqucs, légitimes sans doute si elles étaient pures d'idologie métaphysique, mais d'autant plus dénuées de tout caractère obligatoire pour la raison.

Il me reste à développer ce que j'indique ici, à reprendre pour le compte d'un criticisme conséquent les trois thèses de la raison pratique, liberté, immortalité,

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