RÉCAPITULATION DIS PREUVES OR LA LIBERTÉ
divinité, et à déterminer le sens à la fois le plus universel et le plus rationnel de ces deux dernières.
SXXn.
mm U liberté et de U destiafe immorfelle de l'homme.
Je résumerai brièvement les motifs à l'appui de la ihèse de la liberté, la question devant paraître épuisée après qu'elle a été traitée à deux reprises, d'abord dans l'analyse des fonctions réfléchies de la conscience, ensuite dans celle des conditions de la certitude.
La liberté se pose en fondement de ces probabilités morales auxquelles la conscience est invitée à donner son assentiment. De là résulte le seul caractère possible de certitude intime que la vérité comporte dans Tordre des choses pratiques, et jusque dans cet ordre spéculatif où les philosophes ont travaillé vainement à s'affranchir de leur franc arbitre. Enfin c'est de l'homme libre aussi qu'est réclamé le libre assentiment même à la vérité du fait de liberté. Les motifs qui lui sont soumis à cet égard peuvent se récapituler ainsi :
l"" La critique a ruiné l'autorité des doctrines dont le parti-pris le plus ordinaire était l'opinion de la nécessité universelle, physique et morale.
2^ Les sciences, dont la nécessifé est le mot d'ordre, puisque leur objet est la recherche des relations constantes, s'arrêtent devant ceux des phénomènes particuliers dont l'existence, donnée ou non donnée, d'où que
<)08 RÉCAPITULATION DES PRRUVES DE LA LIBBBTS.
leur forme se détermitie d'ailleurs, dépend d*un fait de volition. Ces sortes de phénomènes échappent à la prévision scientifique, si ce n'est quelquefois par leurs degrés de probabilité et dans leurs moyennes approximatives. Les faits généraux qui les impliquent, et en scnl partiellement des fonctions, ne se laissent systématiser dans le passé ou dans l'avenir que grâce à la considération des résultantes, pour lesquelles un grand nombre de volontés se neutralisent.
S"" Le calcul des probabilités est fondé sur Timprédétermination au moins apparente des phénomènes. Li nécessité est une hypothèse gratuite, par conséi]u^ vicieuse, qu'on y introduit, et qui rend la loi des grands nombres d'une interprétation plus difficile et détournée.
4"" La liberté et la nécessité n'étant pas plus incompatibles l'une que l'autre avec les faits, considérés d'un point dû vue purement logique, et l'une ou l'autre devant elre vraie, puisqu'elles sont contradictoires entre elles, il faut juger l'existence d'un fondement réel de rimprédétermination apparente plus vraisemblable que celle d'une loi de détermination absolue, dont l'une des propriétés serait celte apparence décevante ; et la conscience réfléchie affirmera l'ambiguité des futurs, parce qu'on se la représente inévitablement dans la pratique spontanée ( inévitablement , môme avec une conviction contraire), plutôt qu'elle n'acceptera une loi dont les auteurs offrent en garantie leurs spéculations sur la causalité universelle et le monde apriorique.
S*" L'erreur et la vérité, dans les spéculations et le>