PHYSIOLOGIE DU M0^AD1SMR
tl est aisé de faire deux parts de celte grande hypo- [ thèse : la part des généralités, en admettant certaines métamorphoses profondes et encore inconnues dans l'histoire de la génération et de la corruption des vivants ; la parf des assenions plus particulières aventuj rées sur la foi d'une observation insuffisante et que H reipérience a démenties depuis. Leibniz aurait pu se i| borner à supposer que les phénomènes de la féconda- ^ tien et ceux de la mort s'appliquent à de certains êtres persislants et graduellement transformés, dont les formes les plus élémentaires échappent à nos moyens actnds d'exploration ; la science expérimentale n'eût eu à loi opposer dès-lors que des faits négatifs, c'est-à-dire sansfince. Hais, admettre que les germes contiennent, pour une multitude d'espèces, invariables par conséquent, l'être organique préformé, dont la mort ne fait <{ae réduire les formes que la génération n'a fait elleléme qu'étendre et développer, c'est en appeler directement à Texpérience. Charles Bonnet s'attacha à cette dernière partie de la pensée de Leibnitz et la généralisa pour rappliquer au règne organique tout entier. Le sjilème de la préexisteuce et de Yemboitement des gmnes eut alors un grand cours ; mais bientôt les oblervalions embryogéniques le réduisirent aux expé- «4 fails en rendant de plus en plus manifeste que la for- «ilion des organes procède, non par voie de grossisse- 1, mais bien de complexité croissante dans une relativement simple. Cette condamnation ne saurai ml légitimement s'étendre jusqu'à Thypothèse des (Mres ^^iJélènentaires, soit des organismes en puissance, soit
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même des animaux complets, latenls, antérieurs et postérieurs aux existences communément visibles. Une vaste carrière est ouverte dans cette direction à la science spéculative et à l'observation elle-même.
Revenons à la question de méthode et au rapport entre les fonctions physiques et vitales des phénomènes. Une illustre et sage école de médecine s'est attachée constamment à présenter la distinction des deux ordres sous le vrai jour et de la manière la plus scientifique; et sans doute elle eût réussi, si elle eût pu rejeter entièrement ces substances et ces essences causales, dont la tradition philosophique lui imposait le fardeau. Mais l'emploi des termes idologiques a souvent défiguré le langage des représentants les plus autorisés du vita- Usine, et même alors qu'ils nous avertissent de ne les pas prendre à la lettre, nous sommes obligés de pes^ la valeur des mots dont il leur est impossible de se passer. A ce point de vue je crois devoir opposer ici ma logique aux formules d'une école dont je connais les mérites et qui a su se préserver toujours des écarts de doctrine et des hypothèses à la mode.
Fidèle à l'expérienc^î qui est sérieusement sa méthode» l'école de Montpellier ne déGgurc pas les faits en les observant, et l'induction ne devient jamais pour elle une généralisation arbitraire. Elle distingue ce qui est distinct, unit ce qui est uni dans les phénomènes. Elle repousse le matérialisme comme hypothèse, et de pluSi comme inintelligible; elle repousse Yanimisme, paroo qnoles forces de l'inlelligenro et les forces delà vie, ain^^