‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 17 sur 193 · VITALISME · texte numérisé non relu

VITALISME

que d'aulre part la puissance physique et la puissance vitale, se manifestent diverses, et souvent opposées. Décela seul, en effet, on est fondé à reconnaître trois domaines dans Thomme ; on peut même les nommer : aggrégat matériel, principe vital, âmey en ne disputant pas sur les mots et pourvu que la conclusion qu'ils expriment ne dépasse pas les prémisses. Mais les mois ont leur danger, et ceux-ci ont été préférés, parce que. ceux-ci affectent aux trois genres de phénomènes leurs substances et leurs causes, des substances propres et des causes en soi. Dès-lors on ne se borne pas à distinguer des fonctions et des lois ; on sépare des essences, on édifie des hypothèses, et quelles hypothèses ! non de celles qui portent sur les faits, mais des êtres incompréhensibles. Est-ce là de Tobservation? Est-ce de l'induction légitime, lorsqu'il n'est pas possible de se faire une idée quelconque de la cause substantielle et séparée? On dit, il est vrai, qu'on ne se prononce pas sur la nature des causes ; cependant on les distingue, et c'est déjà les déterminer, outre que si elles demeuraient vraiment dans une indétermination totale, et que l'imagination ne leur donnât point corps de quelque manière, elles n'apporteraient pas même un semblant d*appui à la science, et il n'en coûterait rien d'y renoncer.

Le sens commun pose une première distinction entre les phénomènes, la science les classe et vise à définir les rapports constants qui existent entre eux, entre leurs espèces, entre leurs genres ; mais celui qtfi divise leurs

ordres, même les plus tranchés, en les cantonnant

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