DU BIKN, DU MAL ET DU PROGRÈS
condilioi) de lomps, c*esl4-dire uUendue de la liberté et du progri^s des agenls libres. Le progrès, non la perfeclion, est la lin actuelle ou prochaine de la liberté. Nais le progrès ne saurai tôtre limité; pour les personnes, aux formes de leur vie présente et aux actes qu'elles peuvent y produire. Autrement, nulle d*enlre elles n'obtiendrait celte fui plus éloignée, cet ordre moral qui est la raison commune de toutes les Ans du progrès. Oo serait condamné à ce dilemme, dont les deux termes sont également incompatibles avec Texistence d'une lui générale de finalité: ou n'apercevoir d'autre but moral de l'agent que l'état vertueux ou criminel, heureux ou malheureux, auquel il se trouve parvenu ù l'heure delà mort, sans avoir pu satisfaire ni les autres ni soi-même; ou chercher la fin réelle dans la production d'une humanité successive de plus en plus parfaite, idéal et goufi*re de tous les sacrifices, impersonnalité faite de personnes qui toutes s'épuisent à créer l'état bienheureux dont la jouissance, mais éphémère, est toujours réservée h d'autres.
Ainsi, Tharmonie suppose le progrès dont elle est la but ; le progrès et sa fin supposent Timmorlalité. L'iinmortalité donne la solution du problème de Tordre moral, et la liberté donne la raison pour laquelle celle st» lution effective, non plus seulement d'espérance et Jtcroyance, est remise au développement ultérieur de la vie personnelle.
L'immortalité est le droit au progrès, la liberté (îii ^^^ l'usage.
Comprenons bien que la liberté doit réaliser en p*»r