‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 168 sur 193 · DU RELATIF ET DE L* ABSOLU EN DIEU · texte numérisé non relu

DU RELATIF ET DE L* ABSOLU EN DIEU

se divine s'établisse indépendamment des relaanslituantes de la conscience en tous ses objets es : une notion morale et d'origine morale, mieux ite autre, s'évanouirait, hors des liaisons capables léfinir. Elle atteint néanmoins plus haut que nos nènes, en se posant au-dessus des séries de lois lies à nous connues et en enveloppant de ses ns le monde déterminé où nous nous mouvons, que ceux de ses rapports qui ne regardent pas )us demeurent sans définition, complètement intinés. De là résulte une sorte d'absolu relatif, s'il )ermis de s'exprimer ainsi : absolu, non par la dtion contradictoire d'une condition universelle ilionnée [tout sans parties, immutabilité sous le (ment, etc.), mais parla simple indétermination e notre ignorance invincible, et par la généralipoussée au-delà de la matière de notre expé-

relatif, à cause des rapports nécessairement ini à la loi morale, unique fondement de la diviur nous, et au monde, théâtre unique où cette sse être et régner^ On voit que l'absolu n'est ici nconnu, bien différent de ce monstre métaphy- ^ù toutes les réalités s'engloutissent : et si nous ms ce mdt, d'ailleurs rejeté de l'usage archi- :iue de la raison comme purement négatif, c'est ment parce qu'il n'exprime que négation, indéition, ignorance. Au contraire la relation, et spéml celle qui exprime le monde objectivement

loi morale, est la forme sous laquelle il nous est ie comprendre Dieu par la fonction divine.

628 SENS DE l'athéisme.

La négation de Dieu, Talhéisnie philosophique et moral, se présente dès-lors avec, le sens que les hommes des sociétés modernes sont de plus en plus disposés à lui donner, à mesure que l'élévation moyenne des sentiments et les progrès de la raison les détournent d'appliquer cette qualification odieuse à ceux d'entre eux qui n'admettent pas les dieux des religions établies. L'athée, en effet, serait celui qui n'admet point un ordre général de finalité, une présence objective du bien, une loi de conservation et de développement des personnes dans la nature. Certes ce croyant du hasard, ou cedouteur, peut égaler, surpasser en moralité de fermes champions du théisme, car la conscience suffit à cela; mais il nie la moralité dans l'ordre externe et naturel des choses, et tel doit être, ce me semble, le caractère de l'athéisme.

S'il fallait en étendre la signification, c'est le matérialisme, c'est le panthéisme, c'est le fatalisme, j'entends les doctrinos ({ui détruisent la conscience et la personnalité, qui seraient justement nommées des doctrines athées : l'instinct des masses ne s'y est pas trompe. C'est aussi le système de l'absolu, tel que l'édifièrent la métaphysique et la théologie, dans les parages de leurs profondeurs prétendues. Loin que la négation d'une essence de l'absolu, supérieure et de tous points étrangère au monde, soit l'athéisme, ainsi qu'on la dit, rafiirmalion d'une telle essence est au contraire le refuge et le triomphe incompréhensible de l'athée, puisqu'elle est la négation même érigée en forme d'être de soi et /le néant de tout le reste. F^a preuve en est de tous

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