‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 169 sur 193 · DE LA DÉFINITION DE DIEU COMME LOI GÉNÉRALE · texte numérisé non relu

DE LA DÉFINITION DE DIEU COMME LOI GÉNÉRALE

es temps, depuis Xénophane et Arislote jusqu'à Plolin 3t jusqu'à Spinoza, Hegel et Schopenhauer. Ce dernier jui, dans notre siècle, et à sa manière, apporte une conclusion éclatante de la philosophie germanique de l'absolu, s'est attaché au principe de la volonté, si méconnu ie ses devanciers. Et après avoir .mis l'absolu dans la irolonté, avec raison, s'il pensait aux liens dont elle se dégage en commençant des séries nouvelles de phénomènes , très chimériquement quand il l'envisageait comme une indépendance naturelle de toutes choses, puisqu'alors il dogmatisait sur les problèmes insondables de l'origine universelle et de la nature du tout, que pense-t-on qu'il ait trouvé à la fin et comme dernier point de vue d'une spéculation poussée à outrance? l'Absolu pur, absolu, n'a jamais eu qu'un sens et qu'une conclusion : l'anéantissement de l'homme et du monde. Ce philosophe parti de la liberté comme Fichte, et peut-être plus radicalement, arrive comme Fichte au sacrifice de la liberté. La volonté portée dans l'absolu n'a rien de commun avec la vie, pas plus que l'intelligence pure ou la pure substance matérielle : c'est la ^hère de Xénophane qui absorbe tout et ne rend rien, et quiconque la contemple contemple le néant et s'y engloutit.

n ne faut pas confondre les formules dont je me sers, pour la définition du Dieu de la raison morale, avec celles, qui nous le présenteraient comme la loi des lois ^^ïYensemble des lois qui composent Tunivers. Ces derniers termes, dont l'emploi no serait pas nouveau oit

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