VITALISME
dans cerlaines substances propres, celui-là se retire tout moyen rationnel d'unir ce qu'il a d'abord séparé. On sait que la métaphysique a fait naufrage sur la question de la communication des substances. Or» com^ ment ne pas s'obliger à regarder ce problème comme résoluble, sinon à le résoudre, quand on prend Yaggrégat matériel, le principe vital et Vâme pour des causes données dans des substances diverses? La der^ nière de ces causes ne se manifeste pas sans la précédente, ni celle-ci sans la première ; leurs rapports ne sont pas moins constants que leurs différences, et les lois qui les unissent sont les seules données à Tobservation et dont la science puisse se proposer l'analyse. Je ne parle pas des sciences abstraites.
Si nous nous plaçons pour un moment au point de vue de la métaphysique des substances, il nous semble qu'elles devraient être multipliées beaucoup au-delà de ce qu'on a coutume de faire, et que les mômes raisons qui portent à en distinguer deux ou trois permettraient d'en établir un grand nombre. Quant à la matière proprement dite, il est clair que les physiciens parlent de choses fort différentes, selon qu'ils admettent des atomes purement mécaniques, ou des molécules attracvtives et répulsives, douées de certaines affinités électives (c'est-à-dire des forces), ou encore des fluides impondérables à propriétés polarisantes. Il s'en faul que Yaggrégat matériel soit quelque chose de simpk^ Le principe vital, à son tour, se modifie d'une manièn grave en produisant, ici l'absorption et la sécrétkw dans les cellules, là l'irritabilité musculaire et la se»
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sUnlité physique liées au système nerveux. Enfin, dans i'dfii^, il y a une telle difTérence entre la pensée et le penchant» que de grands philosophes ont voulu reconnaître deux Ames : encore ne s'en contentaient-ils pas. On îoit que nous pouvons poser ce dilemme : ou de la di- Tersité des effets il faut conclure à celles de leurs causes substantielles : en ce cas, l'unité de chacun des trois principes de Técole de Montpellier ne peut plus se défendre ; au lieu de trois archéos nous avons une mythologie complété Qt on se perd dans le conflit de toutes ces essences dont la communication est d'ailleurs un fût inexplicable ; ou une même cause substantielle peut donner des produits essentiellement différents, alors le matérialisme a cessé d'être absurde, l'animisme eitane théorie fort probable, et l'idéalisme a chance de se faire accepter.
L'unité des forces qui intègrent le corps humain vi- Tint et qui conspirent à une môme fin, dans l'état normal ou pathologique, est Un point capital du vitafaoe; et c'est aussi le pivot d'une doctrine médicale. Vais cette unité ne se présente en fait et pour l'observation que comme une unité multiple [une harmonie), à supposer qu'il puisse exister d'autres unités quelque pA. Ily a donc là un fait immense et complexe à définir ^àdécrire, une synthèse que le but de la physiologie ttl d'établir scientifiquement après analyse préalable. bl-ceajouter quelque chose à ce fait, est-ce le prouver : on le mieux connaître que d'en placer la raison dans A oerfûn principe, qu'on appelle vital pour en déduire la fli ^,«11 pour lui attribuer l'unité harmonique, came
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afin de lui rapporter des efTets, mhnUiurr quand on y envisage d^îs modes, et duquel on ne saurait rîeri dire si ce n'est qu'il explique précisiSmeul ce qu'on a besoin d'expliquer? Leibniz ne se servait pas de ces sortes de machines ; qui thiout nnf> lid, et plus grandement a conçu ruinliub liqutUemotd'nippocrate,
qu'il aimait à c panla. Ses monades sonl
hypothétiques, otbèse est d*nn être défini,
unique essenc( tt dont tous les composés
seraient faits; vols qu'une entité pré-
posée à la direr spécial des phénomènes. [
On a beau dést ilé : en nommant ce qu'on
appelle une cause diMiui^ie, on la nomme; et, pour la | répudier vraiment, il faudrait ri^duire le pruiripr vital à un nom de classe, et parler désormais de lois, non de causes.
L'unité, r harmonie, accompagnent nécessairement tout système de lois données, ou plut^U harmonie et loi sont deux noms d'une même chose qui est le monde, dans chacune des sphères de la connaissance et dam le rapport de ces sphères. C'est ainsi que le globe te> restre, afin de prendre un cas relativement simple, résulte, en tant que sphéroïde de révolution, de cela seul que nous posons le mouvement diurne et la loi de U chute des graves : nous n'infusons point dans la planète un y)njici;>r géométrifftic apte h produire et à maintenir sa forme el son unité. Il est vrai qu'on remarque de plus dans les êtres vivants la disposition des parties pour une fi[i commune \ c'est une loi qui se joint à beaucoup d*autres, en un sens les domine, en