DÉ LA CAUSE FINALE EN PHYSIOLOGIE
eu les subit, une loi qui est la vio môme, à laquelle rfore entière rend témoignage, mais dont Texplitt générale n'est du ressort de la physiologie ni cône autre science particulière.
I somme, la philosoptiie de Técole de Montpellier Dtachée du vice commun de presque toute métaique ; elle fait ce qu'elle se défend de faire : en osant derrière chaque ordre de faits une cause lantielle et spéciflque, c'est une entité qu'elle crée, inous tenons à nous comprendre, elle donne le emement des phénomènes à une manière d'homme al et de machiniste qui, placé derrière le théâtre, lertains fils de la représentation. Mais alors môme 1 ne répudierait pas l'idole qu'on n'a pas su s'em- Brde consacrer, j'aime encore mieux celle imaginanaïve de l'enfance des peuples et de la science, que ivers présomptueux des savants qui pensent l'éviirce qu'ils assemblent toutes les jdoles en une qu'il plaît d'appeler matière.
s physiologistes qui s'efforcent de ne donner accès DX notions positives ne sont pas toujours exempts iberrations dogmatiques auxquelles d'autres s'alonnenl volontairement; et les conlradiclions non ne manquent pas dans leurs ouvrages. Un auteur Uialtra aux cellules une vie propre dans le tout, force génératrice de leurs semblables, une force ibolique des parties voisines ; il penchera à adnietm principe de vie à l'étal latent dans les parties 1 corps quelconque, cl à considérer la nutrition
3S DE LA GAUSK FINALE EN PHTSIOLOGIR.
comme pouvant apporter dans lorganisme des germea extérieurs dont la génération rassemble les conditions de développement : ces hypothèses ont un caractère scientifique et que la philosophie naturelle avoue; mais, ailleurs, le même savant assurera que, quels que soient l'engrenage et l'harmonie des organes, cette harmonie ne subsiste pas sans l'influence d'une force agissant sur le tout et préexistante dans le germe , ou tout potentiel, en sorte que, suivant une formule de Rant, la raison du mode d'être de l'organisme est dam le tout et non dans chaque partie pour elle-même. Ici la force est posée en soi, indépendamment de la nature du corps qui agit, de ceux auxquels elle s'applique, du milieu oii elle se déploie et des instruments ou organei dont elle a besoin et qu'elle doit se créer pour la fin qu'elle se propose; les forces spécifiques des diverseï parties, des divers éléments organiques, ne sont phis rion pour elles-mêmes ; l'harmonie disparait devant Ih création ; au lieu d'êtres associés selon certaines IoIb de sujétion et de métamorphose, on se trouve en face d*une abstraction chargée de tout produire et de tout gouverner, dont l'origine première mène à l'infini, et dont Tunique définition est une cause finale.
La finalité n'est certes point à rejeter de l'ordre du monde : toute conscience la connaît et l'applique; mail il faut Téloigner de l'élude des phénomènes et de leu» lois, comme inutile, comme étrangère, parce que o^ n'est pas elle qui nous les démontre, ou nous permet de les prévoir. Chaque pas que nous ferions dans 10 icionce, en consultant le but de la nature, serait une er