‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 2 sur 193 · FORMULAIRE DU PREMIER ESSAI. III · texte numérisé non relu

FORMULAIRE DU PREMIER ESSAI. III

rapports constituants, soit mutuels, soit avec de certains autres, sont donnés et définis.

Une substance est ce même groupe, relativement auquel on nomme attributs ou modes les phénomènes plus ou moins enveloppants ou enveloppés que .l'on peut à la fois en distinguer et y joindre.

Une loi est un phénomène complexe constamment impliqué dans d'autres phénomènes -,

Ou, encore, une relation qui se dégage, d'une manière constante, des rapports donnés en divers phénomènes déterminés.

Une fonction est une loi^ considérée en tant que les variations de certains phénomènes composants entraînent des variations déterminées de certains autres.

Un être est une fonction. La définition des êtres, dans les différentes sphères de la connaissance, est celle des fonctions qui les constituent^ et en dehors desquelles rien de réel n'est connu ni connaissable.

Tels sont les êtres matériels, les êtres organiques, etc.

La réalité se dit des êtres et des lois, c'est-à-dire des phénomènes, mais en raison expresse de la constance et de la fixité qui s^observent dans leurs rapports.

La vérité est la réalité envisagée particulièrement dans Je rapport de la représentation à ses représentés, et en tant que les phénomènes sont conformes aux lois qu'on leur suppose.

Les phénomènes et leurs lois viennent à la connaissance en masses confuses ;

La science est Ja construction régulière des s^thèsesy après analyse préalable.

Les sciences particulières se proposent cette opération sur des groupes distincts, et admettent sans examen des principes et des données dont rétablissement exigerait une nalyse amoins circonstrite et une synthèse plus vaste.

IV ronuuLArBB du PitEMicn eâsat.

Les fifjs (k la connaissance sont tei lois des phénomènes. Elle s'alteigtienl dans la science, qui est la connaissance accûoipli et Iransforméc. (Il ne s'agit ici que des fins lhèorique&. )

La scietfcc a pour données premières les condilions univer selles de la reprca igée dans T homme. L'analya

de CCS condiliona objet de la philosophie ^ roicu:

de la critique géne^. . On le» nomme des catégories.

Uétablissoment % e^t lui même soumis à deui

condilions \ L*un faut passer outre en la recon

naissant, consiste it donner de lexacMlude et de

la perfeclion des | nombrement el de classemenl,

Si Ton pouvait offi le par quelque moyen, il resle^

rail à garantir ce moyen même, et la question n'aurait pas d( fin;

L'autre condition, encore plus générale » est la solution du problème de la certitude. En abordant ce problème immédiatement et à priori^ on roulerait dans un cercle vicieux inévitable. Sa place est dans le cours de la science , après l'analyse des fonctions humaines qui y sont impliquée. ,

La plus universelle des lois de la représentation est la rela- Hofi en général. Toutes les autres sont des espèces de la relation. En nous et hors de nous^ tout se pose par relation. Toute relation implique deux formes opposées : la position du distinct^ la position du commun ou identique. Ces deux formes s'umssent dans la position du déterminé, qui seule définit le rapport.

Sous un autre point de vue, celui de Thomme, nécessairement imposé à l'homme, la loi de personnalité est encore une loi universelle. Tout, pour nous, est relatif à la conscience. La consctencc implique aussi deux formes opposées, qu'elle unit pour se déterminer, le soi et le non soi.

Après cela, les relations générales et irréductibles auxquelles

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