‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 24 sur 193 · VICES DES SYSTÈMES · texte numérisé non relu

VICES DES SYSTÈMES

Ks e( les conditions physiologiques, la représentation Amet des sièges tout autant qu'elle en fixe à ses objets, ereprésentatif occupe donc le lieu que le représenté orrespondant occupe, et point d'autre. Dès-lors le lige de la conscience, quant h la sensibilité, est là où I sensation est sentie ou rapportée. Une thèse à peu irès semblable a été soutenue par d'Àlembert.

Une acception rationnelle du siège de la conscience tèveles Jifiicultés (difficultés pour ne rien dire de plus), que les systèmes idologiques trouvent dans la loi de la gfaéralion et dans celle de la divisibilité dos animaux iafériears. Il suffit que la science prenne pour premier ctdemierfait, explication suprême, l'harmonie donnée «rtre le système des organes et l'apparition des phé- Bomènes représentatifs : la multiplication de la connence est alors inhérente à la multiplication des orpnismes» dès que ceux-ci sont complets, et de quelque Mnière qu'ils le deviennent. Ceci soit dit sans préjudîeedes lois qui pourraient déterminer les termes antécédents de la vie et de la pensée dans deux séries correspondantes.

Je n'ajouterais rien au sujet du rapport des fonctions nimales avec les fonctions inférieures et du rôle du Mneau dans les phénomènes sensibles ; la question me iBBible élucidée : mais.il faut lutter contre des projugés Ws tenaces, très vulgaires, et qui sont de tous les ^ps,Ces préjugés appartiennent à l'enfance de la tàmà, dont nous ne sommes point sortis, c'est-à-dire H^'ils ont leur source dans les instincts mal réfléchis

&i VICES DES STSTfiMES.

de la nature humaine. L'instinct ne trompe pas, la ra son ne trompe pas : mais ils n*ont ni le même objet ] la môme portée, et Tillusion commence au moment o la raison, s'arrôtant sur les premiers objets que Tim tinct lui personnifie en manière de substances, ou e manière de causes, s'en fait des entités, et croit teni dans celte vaine mythologie l'explication des faib La science donne un corps aux fétiches, à mesure qu par ses observations régulières elle institue des groupe circonscrits de phénomènes, que l'on sépare, que To solidifie, pour ainsi dire, et dans lesquels on cnvisaj tous les autres à titre de modes ou à titres d'effeb c'est la matière mobile, substance ou cause des foiu tions physico-chimiques; c'est la matière confondu avec ces dernières fonctions, substance ou cause d l'organisation; c'est la matière que l'on pose organisa (soit le cerveau), substance ou cause de la sensation c'est enfin la sensibilité (la matière sensible), substanc ou cause do toutes les représentations possibles, inld lect, passion et volonté ; et il se passe des siècles avai que quelqu'un s'avise de remarquer que la cause n'e point séparée, qu'elle est inintelligible sans l'efifet, et n l'explique pas plus qu'elle n'en est expliquée, et que I substance, ou ce qu'on nomme ainsi, n'offre jamaii en déroulant ses modes, que les propriétés qu'on a bie voulu renfermer dans le premier concept qu'on s'en a formé.

Un physiologiste estimé, et de la nation qui produ le plus de philosophes, en est encore à se demanda «I laptitîfde aux phénomènes intelleclueU n'est pi

Page 1