‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 32 sur 193 · LOI DU DEVENIR DE CONSCIBNCI · texte numérisé non relu

LOI DU DEVENIR DE CONSCIBNCI

aperçue, elle peut porter sur les mêmes phéiiomèiMi, comme observation réfléchie et volontaire ; mais alon le devenir fondamental est sous la dépendance de II conscience : ensemble de lois permanentes et de fM^ nomènes régulièrement distribués dans le temps, cdkci s'apparaît en outre comme la cause de modifîcationi pour lesquelles la loi de changement est subordonnéel la loi de volonté. Je n'ai à considérer ici que le devenn passif, qui peut aussi être Vobjet de la réflexion, et qn est tel chez l'homme.

Si la fonction que je viens de définir n'a jamais éN nommée, la raison en est simple ; c'est qu'elle est à a point fondamentale en tout exercice de la pensée qM les hommes la possèdent également et universellemenL Il en est de même de la mémoire et de Timaginatioi réduites à leurs principes , mais le sens de ces deai derniers mots dans toutes les langues se rapporte H développement variable que présentent l'énergie de production des images et de beaucoup d'autres relfr tions, et la puissance des souvenirs pour différents ob* jets à de plus ou moins longs intervalles. Sans dooh on n'observe pas non plus dans tous les esprits la ménM promptitude et la même acuité de perception des chnil gements, mais on a trouvé facile d'exprimer ces dift rences en les envisageant dans la sensibilité ou dai rimagination , quoique les attributs du mouvement i conviennent pas proprement à ces fonctions.

Nous venons de considérer la conscience comme A venir, mais sous le rapport de la représentation qu^iol

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ito changements. donnés en elle ou clans le monde edérieur ^expérience interne ou externe.) Occupons- MHS de ce devenir même et de la loi d'enchaînement ieies éléments, abstraction faite de toute volonté.

La matière du devenir, dans la conscience, est néeeuairement déterminée aux divers instants par d'auta catégories; elle est par exemple image ou qualité, et, essentiellement, sous toutes ses formes, relation. Ainâ la conscience, de ce qu'elle change, ne laisse pas d'élre imagination, mémoire, jugement ; et, de quelque ■anière qu elle se caractérise, un rapport posé la consihie maintenant, un autre la constituera tout à l'heure. 1 ne saurait être question de se rendre compte du kangement en lui-même ; le fait est primitif; mais on lemande sa loi. Si on la cherchait hors de toute relaiao donnée, actuelle, on détruirait la conscience qui, ntant d'un objet à un autre, manquerait de lien entre ea formes successives. Mais dans la relation, elle se dé- OQvre au premier examen. Tout rapport a deux termes, Imcud desquels, en dehors de ce rapport qui les unit, et définissable par quelque autre rapport à quelque ■tare terme. Cela posé, lorsque la conscience est acwilement appliquée à un terme quelconque, un rapport apparaît; avec celui-ci se présente un nouveau hnne qui amène un nouveau rapport, et ainsi de suite. Mieloppons dans le temps cette série de représentafcw, caractérisons-les comme images, comme qualités ea enfin sous une catégorie quelle qu elle soit, et nous ehâendrons le devenir de conscience tel que l'observaiKm le fait connaître.

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