‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 39 sur 193 · MARCHE DES LANGUES. 1 I · texte numérisé non relu

MARCHE DES LANGUES. 1 I

usions choquantes; ici la surabondance, ailleurs la pénurie des formes et des mois ; la flexion conservée quelqoefoisbien qu'inutile, d'autres fois supprimée et non Rmplacée ; les accords en nombre et genre, qui sont une superfétation ; les modes des verbes, qui font double emploi avec les particules exprimant les mêmes conditions; les exposants de rapports, dont le sens n'est jamais propre, en sorte que les prépositions se croisent, el que chacune d'elles s'applique ù une foule de relouons différentes; une môme racine tournée, tantôt en ■lanière de verbe, tantôt d'attribut, tantôt de sujet, non

Ë volonté, selon la logique, mais exclusivement B l'usage lèvent; enfin, peu de règles dont on rendre compte, presque point que les exceptions démentenL Le pédantisme des grammairiens a déhrélois cette anarchie, et il est reçu que les absurdités plus palpables ont des raisons profondes, qu'à force sublililé l'on découvre. Conmiont une philosophie nûment organisée s'accommodera-t-cUe d'un pareil insfmnent? et comment la logique prévaudra-t-elle sans le langage se modifie profondément? La philoso- I est la raison, et la langue devrait être la philoso-

Kt cependant tel de ces jargons, qu'on me passe le , car je juge de très haut en idée, a été si longtemps vuUé et précieusement cultivé, d'abord manié par ipeuple vif et de bon sens, puis fixé par des écrivains ^^ie, à tendances très rationnelles, que les noms el iformes y ont acquis une précision, une déterminam rares : chaque assemblago do mois, chaque tour-

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