‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 41 sur 193 · DU REMÈDE AUX VICES DES LANGUES. H · texte numérisé non relu

DU REMÈDE AUX VICES DES LANGUES. H

Infin, pour pousser la supposition à rexlrc^mc limite, mdra-t-on jamais , peut-on môme raisonnablement ÎMginer que la chaîne de transmission du langage se mpe, que toutes les littératures deviennent mortes, fie les langues mythiques et poétiques disparaissent, fue le langage familier se tourne au scientiGque, et qa*nne même parole, logique, rationnelle, imperturba- UemeDt fixe, établisse son empire d'un pôle à l'autre tardes hommes et des peuples jetés dans un moule invariable?

L'humanité semble s'acheminer vers l'unité de langue, ■dre certaines limites, et dans ce sens où l'on peut dire l^que les langues romanes, et l'anglais même avec 0es, en offrent un premier degré, et tendent vers un iKond. Au point de vue d'un homme de l'Orient, ce ne Itnt là que de simples dialectes de l'Europe occiden- Irie. L'unité future, ainsi entendue, serait étroitement ifeaufait de l'extension croissante des communications Mre toutes les nations du globe, et à la prépondérance I quelques-unes. Il se pourrait encore qu'un dialecte mini Tuniversalité à la longue. Mais cette langue uninelle, de formation fatale, non réfléchie, spontanée. Ml Yolontaire, serait toujours une langue poétique et lierait pas la langue philosophique. Tout au plus esl- Ulermis d'espérer que, se constituant sous l'influence l^progrès de la pensée publique en tous genres, elle fanerait naturellement à se simplifîer et à se régula- |bff jusqu'à un certain point : et il y aurait à cela des lades.

Quoiqu'il en soit, je conclus : 1" qu'il n'est ni dési-

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