‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 42 sur 193 · DE LA LANGUE PHILOSOPUIQUE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

DE LA LANGUE PHILOSOPUIQUE UNIVERSELLE

rabic ni possible de substituer aux langues naturelles et mythiques une langue artificielle et rationnelle créée de toutes pièces ; 2^ que la marche des choses ne résout que lentement le problème de la langue universelle, et ne résout point celui de la langue philosophique. Delà celle double conséquence : Si une langue philosophique universelle est possible dès ù présent, rhumanité ne devra cet instrument de la raison qu'à un acte formel de la raison, à la réflexion, à la volonté ; et cette langue ne doit pas remplacer les idiomes poétiques vulgaires, qui servent et serviront aux relations privées de famille, de commune, de nation; à l'expression littéraire de II pensée, à la conversation familière, aux beaux-arts; c'est assez, si, se plaçant ù côté des autres, plus simple et positive qu'aucune, plus souvent écrite que parléOi enseignée dès l'enfance à tous les hommes et chez tou les peuples, elle devient à la fois le moyen des commiH nicalions générales et scientifiques, la mesure commune] des idées, et pour ainsi dire l'étalon des signes de II] raison, la norme de toute pensée correcte.

Une langue de cette espèce, comme philosopbi est nécessaire pour la constitution des bases de science première et générale ; comme universelle, les relations internationales de travail ou d'in J'entends par ces bases de la science, non point doctrine, car une langue doit être impartiale et se pié£ ter ù l'expression des combinaisons quelconques àjlÊi jugement, mais une logique, une classification d|fl idées grammaticales et des formes du savoir. Le J(

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