RÉSUME DE MÉTHODE
blêmes, sous des conditions finies, touchant des sujets compréhensibles, et nous conduire aux conséquences, soit certaines soit probables d'une définition de l'homme. La question de la certitude est elle-même immédiatenent dépendante de celle des rapports de puissance et l'acte, de tendance et d'état, donnés dans la sphère de la conscience.
La méthode que je suis est donc une analyse des fonctions humaines rattachées aux groupes catégorique de relation, nombre, position, succession, etc., et sous la loi de personnalité qui forme du tout un seul faisceau. Dans celte sorte d'anthropologie abstraite, j'ai dû laisser de côté les recherches du ressort des sciences spéciales et constituées. Mais, en traitant de l'entendement et de la sensibilité, je n'ai pas négligé de fixer le rapport de ces mêmes sciences avec l'élude générale de l'homme, et de montrer en quoi elles en forment une base nécessaire, en quoi insuffisante et subordonnée, par le fait même de la gradation des phénomènes, qui s'enveloppent les uns les autres sans que pour cela la réduction des derniers aux premiers soit seulement concevable. Le mot définitif sur ce sujet viendra naturellement à propos des effets physiques des passions et de la volonté. Là le problème de la hiérarchie des fonctions composant l'homme se présentera dans un ordre inverse.
Cette marche, que je crois rigoureuse, doit rencontrer trois sortes d'adversaires, trois méthodes différentes, deux desquelles ont régné dans le passé, se sont loujours combattues et se combattent encore. La troi-
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sième, toute récente, est la seule qui se dirige par un esprit scientifique, ou à peu près; mais elle n'a guère produit que des tentatives, et semble, par son principe même, incapable de se (her, à moins de se confondre avec celle que je '^'^-^--'^
Il y a d'abo lologîe matérialiste, un yen-
table dogme qui :es, ses variations et ses
hérésies, depuis ilès ou V infini d'Anaii-
mandre, jusqu'au me de Démocrile el à IV
tomisme d'Épicu Hobbes, Henri Leroy el
Diderot, jusqu'à ] e CondiUac, on au vHa-
li3me de Bichat, ou au cérébratisme de Cabanis et de Broussais, Le vice commun de ces écoles, qui admettent généralement la substance, est, en outre, de raisonner par l'extension d'un mdme nom à des phénomènes logiquement différents, en supposant de prétendues transformations ou des fonctions inobservables et peu intelligibles- Ce procédé éminemment naïf se comprend encore chez les anciens. Les modernes» qui leur sont presque toujours inférieurs pour le métaphysique pur, devraient au moins les surpasser en esprit positif: ils ne devraient pas ignorer les bornes des sciences ; et, depuis Kant, ils pourraient savoir que les objets prétendus les plus matériels demeurent sans définition, deviennent insaisissables, lorsque Ton essaie de se les représenter indépendamment des caractères dont les affectent les lois de la conscience. Or comment expliquer la conscience et ses fonctions au moyen de principes qui les impliquent, l'espace et le temps, par exemple?