‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 54 sur 193 · ELLES SONT INDISSOLUBLES ET EN QUEL SENS · texte numérisé non relu

ELLES SONT INDISSOLUBLES ET EN QUEL SENS

nté n'est possible que sur le théâtre des passions, de

iotelligence et de la sensibilité, de môme que Tinlelli-

sur celui de la sensibilité et des passions, et ces

ières dans Tordre de la vie , qui a ses conditions

ires et inférieures. Telle est l'indissolubilité prouvée

Tcxpérience externe , et par les lois mêmes de la

isentation, comme elle est donnée en nous. On ne

it pas conclure de là que le jeu des fonctions infé-

lenres entraîne toujours l'intervention , surtout égale

laa même degré, des fonctions supérieures, car on s'in-

ndiraît ainsi la distinction et la classification des ôlres.

Jusqu'au moyen de se rendre compte des évolutions

[chacun d'eux. Mais en séparant les uns des autres

\ groupes de phénomènes d'un môme être, dans la

•are autorisée ou prescrite par l'observation, il faut

larder de cette séparation réelle qui engendre les

Hës et dont la source est dans l'imagination, jointe

labus du langage qui personnifie toutes choses. La

Mssion de la liberté nous offrira bientôt une occa-

I importante de voir comment certaines logomachies

Hires en métaphysique proviennent de l'habitude

keorder une sorte de réalité propre, absolue, à telle

m fonctions humaines.

Ia réserve de l'indissolubilité une fois faite, et faite K autant de conscience de sa portée, je puis le dire, |e n'en a eu qui que ce soit jusqu'à ce jour, il ne doit i m'en coûter d'avouer que la base psychologique fa- JBère aux docteurs du catholicisme, qui toutefois ne |Bt point inventée, mais qui l'ont combinée avec des fthes plus anciens, est moins éloignée de la vérité que

LA FASSIOM EN GSM£R1L.

celle qu'adoptait le plus grand nombre des philosophât La classification binaire, entendement et volonté, a p»! que toujours tenté ceux-ci. Quand les facultés im-i naient pour eux à des entités juxtaposées » ils ne pou^ sans doute en compter que trop ; mais s'ils eus8enl]|l duit les distinctions à leur valeur logique, ils n'i pas trouvé plus facile de confondre la passion avec volonté que l'une ou l'autre avec l'entendement. De jours la division ternaire est entrée dans quelques i culations indépendantes, dirigées malheureusemeoli un esprit plus poétique que scientifique. Et il eit suite de préjugés acquis et longuement établis, aussi du caractère des auteurs, que tantôt la s< n'a point eu de place à part dans la division (£i d'une philosophie), tantôt la volonté a dû se coi avec la sensation ou avec le sentiment [de l'ÉcUei — de l'Humanité, de son passé et de son avenir) nous ne pouvons môme pas nous féliciter de voir le naire psychologique entrer dans les habitudes du philosophe, lorsque nous voyons que le respect soj titieux du nombre trois est le principal mobile de réforme, et que, hors ce nombre sacré, on ne souvent rien de commun entre les classifications inspire.

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