DDBYSTÊMB DE LA CONSERVATION DU MOI
«rtdonné et de Taccidentel, mais résulte de la réon sabite du beau, du grand, d*un ordre vaste les limites de temps, d'espace ou de perfection laraissent pas; enfin de tout objet physique ou I qui ouvre une longue perspective de possibles, ou 1886 les données communes de l'imagination ou de lOQ. En ce cas, l'émotion, qui peut se lier à un cer- 'émissemenldu corps, eslle sentiment du sublime.
i auteurs qui, à l'exemple de Spinoza , veulent per les passions par le principe de conservation n, observent bien mal, et la nature de l'homme, le des animaux. Il est visible que la tendance au sppement domine partout l'esprit de conservation. Dstincts en masse posent leurs fins avant toute ience, et les poursuivent sans même les connaître. rrive que l'animal recherche ou fuie des objets ti ont fait éprouver antérieurement du plaisir ou peine, ce n'est pas toujours que ces objets soient ibles ou contraires à sa conservation ; encore I qu'il le reconnaisse; et il arrive aussi, et fondadément, que les fins naturelles utiles sont étranà la conscience, au moment où le plus vif désir Dsse à les atteindre : qui voudrait dire que le vrai le de la chasse, l'appétit pour la proie et la pasde manger sont fondés sur la crainte de mourir inition? Des désirs d'un ordre bien différent porl'homme et l'animal vers l'inconnu, dans l'amour, nemple. Enfin le beau sollicite notre activité, comme îm; et un caractère des fins, en tant que belles, est
18$ DU SVâT£Al£ I>£ LA COrfSERVATJÛ^ DC MOI.
- précisémenl de ne pouvoir être assiguées immédialement dans leur rapport avec la conservation de Télre* Les passions que j'ai nommées possédantes, passions stables, passions de complaisance et de joye, sembiçot
d*abord plus *-:-^^^ ^^ j^^p Qature; maisj^ai
déjà remarqt désir est essentiel à leur
constitiitioD, toujours possédé sou biea
et tous les biec son bien et le bien même.
Nous ne possédons souvent que trop de celle manière nos fins accouluniées.
Spinoza distingue, il est vrai, trois affections pre^ mières, parmi lesquelles il nomme le désir. Mais le désir, identique avec la Tolonté, selon lui, quand mk considère dans rûnic, est t effort, avec conscience de soi, par lequel chaque homme ti efforce de penévém dam son clrCt et dinjucl découle nécessairement i(m^ ce qui peut contribuer à m comervation, effort q^iL d'ailleurs ne diffère point de V essence decel homme. joye et la tristesse sont les passions de Tàme qui passe à une plus grande ou à une moindre perfection^ c'eslù-direqui se représente une augmentation ou une à minution de la puissance d'agir du corps. Ici parait principe de développement, que la délinilion du désir ne contenait pas, mais qui, rapportée au corps seul, ou à sa conservation, n'est nullement propre à rendre ua compte général des passions • Des cartes» Uobbes luimême, avaient mieux saisi la nature du désir qae nous ne la voyons comprise dans V Éthique, ce livre étonnant, mélange admirable, mais triste, de malérialip-**'* de stoïcisme, d'ascétisme et de mathématiques* H
l'activité et la passivité dans la passion. 189
aut d(er à Descartes ses esprits animaux, à Hobbes ses Douyements du cerveau et du cœur ; non qu'il n'existe ien de tout cela, mais la biologie doit substituer des réalités précises à ces hypothèses vagues, et les découlertes que la science pourra faire, quelles qu'elles soient, révéleront des harmonies, non des causes transitives. A cet égard, Spinoza et Leibniz ont seuls tracé la voie rationnelle.