LOIS DR L HABITUDE
qu'en soit Torigine, externe ou interne* s'affaiblit e représentatif, à mesure qu'il se reproduit et de- )lus habituel. Il en est ainsi des sensations, des m dei leurs rapports quelconques (associations], jugements formels qui, s'ils ne sont nettement et mment réfléchis, intéressent de moins en moins science et perdent leur caractère. Celte dégradaiprésentative d'un ordre de faits que l'attention et sxion peuvent dominer, et qui subsistent, persisgissent, indistincts et voilés, quand ces fonctions isent, est une expérience journalière dé l'homme. l'est si propre h nous faire comprendre la manière » animaux pensent, jugent et raisonnent. i une passion se joint à l'habitude, dans le cas ent, et si cette passion est de complaisance, ou ante, sa représentation s'affaiblit par l'habitude, oins que celle des sensations ou jugements qui liés. Si, étant de désir, ou développante, elle re non satisfaite, elle s'affaiblit encore et tend à Ire. Mais lorsqu'elle consiste en un désir succesnt satisfait et renaissant, dont le Contentement if n'est pas possible, comme dans le jeu et pour is plaisirs, elle se répète d'autant plus qu'elle s'est Ipétée et va toujours s'aggravant, s'il n'y a diverjffisante, volontaire ou involontaire. Elle tend, linsi dire , à s'approprier la conscience entière, k ce point d'aberration où paraissent les monos, les idées fixes, où l'homme n'est plus homme, ^'jugc» géomètre ou ponte, dans la veille, dans >ge» à l'agonie. M. Ravaisson ne prend pas la
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passion en ce sens, mais dans celui d'une réceptîvilé tout à fait passive, quand il dit : « La continuité ouk répétition de la passion l'affaiblit. » La passion esttouta autre chose, et demande , comme on voit, des distinctions. De plus, l'affaiblissement, lorsqu'il a lieu, porto sur la représentation distincte de la passion, plutôt qw sur la passion même. C'est ce que prouve la loi suivante.
S"" Tout phénomène suffisamment répété , tout élit prolongé, deviennent des besoins, quelque habituels et, par suite, peu sentis qu'ils soient pour la conscieiKB.i Leur absence y fait vide, à moins d'une forte diversion J et cela indépendamment du genre de passion qui te liait à leur présence, si ce n'est une aversion décidée.
6"* Quand les phénomènes sont accompagnés d'attanj tion et de réflexion toutes les fois qu'ils se produisentt J la répétition et l'habitude, en les rendant plus facileSi|i ne les rendent pas d'une représentation moins nette ei^ d'une observation moins sûre; tout au contraire. C'«t := que l'attention et la réflexion peuvent elles-mêmes de- ! venir des phénomènes habituels : d'où une habitude: opposée à l'effet amortissant des autres; une habitudei à proprement parler, d'éviter certains effets de l'habitude, en en conservant certains autres effets. M. Bavaisson dit ici : « La continuité ou la répétition de l'aclioa l'exalte et la fortifie. » Mais l'analyse peut aller plus loin. ]j action n'est pas si simple. S'agit-il des passions actives, c'est-à-dire spontanées? on a vu quelle loi elles observent; et il ne faut pas oublier qu'elles sont très souvent opposées à raclioii réfléchie, en lutte avec elle,
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e qui fait qu'elles exigent un article séparé. Mais on )arle exclusivement de cette action à laquelle se joi- ^ent Tattention, la réflexion, la volonté après délibération préalable? Alors l'habitude s'établit de deux' ioanières : d'abord elle facilite les phénomènes sensibles et intellectuels, les sensations, les associations, les jugements, et à cet égard elle tendrait à en affaiblir la conscience ; ensuite elle s'applique à la conscience distincte elle-même, comme volontairement suivie et entretenue; et, de ces deux habitudes réunies, il arrive que les perceptions deviennent plus claires, les associations et les jugements à la fois plus nets, plus rapides et plus
Ces quatre dernières lois se résument en une seule : L'habitude fortifie l'établissement des phénomènes , dans l'être où la conscience de ces phénomènes est donnée, en même temps qu'elle affaiblit cette conscience même, en tant qu'actuelle et distincte ; mais cette conscience même se fortifie, si elle s'applique avec réflexion . et persévérance à s'établir et à se maintenir.