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i l'homme comme Tolonté^ on de la repréneniatloii aaiomotlTe.
Les anciens, souvent profonds en allant droit au fait, ont défini l'âme une chose soi-mouvante. Otons le préjugé'de la substance oude la force substantielle, il reste celte vérité d'expérience : dans le cours des représenta-
204 LA REPRESKNTATION AUTOMOTIVE.
tiens qui se groupent ou se succèdent pour constituer ce que nous sommes, lorsque nous pensons avoir ce que nous appelons la direction de nous-mêmes, nous identifions surtout notre conscience avec celle de ces représentations qui à chaque moment semble se produire sans cause efficiente-antérieure, c*est-à-dire se causer d'abord, ensuite coordonner les autres.
Je n'entends poser ici qu'une apparence, mais elle est incontestable. On peut dire que la représentation automotive, indépendamment des conditions organiques et physiques sans lesquelles elle ne se produit point , reconnaît des précédents intellectuels ; qu elle ^ n'est jamais entièrement nouvelle ; qu'elle s'élève du fond et de la réserve des faits antérieurs, où l'imaginalion et la réminiscence la puisent; qu'enfin l'intelligence perçoit, compare, combine et ne crée point : tout cela peut être vrai, mais ces conditions permettraient également d'autres produits. Pourquoi telle représentation maintenant et non telle autre? pourquoi celle qui se témoigne se témoigne-t-elle par soi, dans la réflexion, tandis qu'il en est autrement dans la perception? On dit encore que l'apparence est fausse, et que nécessairement, tout est nécessaire, tout est précédé et impliqué, tout préexiste A soi-même. On dit, et comment prouvet-on? par la substance, une chimère; par la raison suffisante, un infini ou un cercle vicieux. Ici, je ne fais point d'hypothèse, je ne démonlre pas la liberté, je décris seulement l'apparence et j'en fais la théorie, sauf à chercher ailleurs la cerlilude,oucequi est possible sous ce nom.
DD SPONTANÉ ET DE i/aUTOMOTIF. 205
pontanéité de la vie est toujours une loi donnée : B certaines conditions sont réunies, la vie se mainvariablement, la même pour les mêmes (les réfaites à Tarlicle de Thabitude n'excluant pas une )Osilion fixe dans le sujet qui se développe). La néilé s'observe encore dans la production des ) conscience , qui naissent , se suivent et s'éloid'un cours cqnlinu, comme dans nos rêves. Ici, îoomënes semblent plus variables , relativement conditions dont l'analyse complète est d'ailleurs icable; mais enfin nous regardons chaque série \ préordonnée. La spontanéité continue à nous ittre dans celles des modifications des animaux homme qui s'ensuivent immédiatement de leurs is : mouvements locaux Qt changements internes, )ues et physiques. Ces |^énomënes impliquent e d'un ordre à un autre ordre ; mais, nonobstant ersités que le passage peut bfi*rir, on doit adque la succession des faits est prédéterminée .6 loi donnée avec chaque individu à la fois phyorganique et personnel. L'habitude seule modifie k un certain point la spontanéité, l'habitude que it ou de nouvelles conditions extérieures ou, dans t même, la volonté, s'il s'agit de l'homme, a donc loi, nécessité, être anticipé, dans tous les 06 je rappelle. Et cette nécessité n'interdit point ntanéité ; tout au contraire : poser celle-ci c'est ins doute qu'il ne s'agit pas de productions réamécaniquement, ou par une juxtaposition d'éléi extérieurs; mais le groupe évoluant, depuis le
206 LA voLrnoN, la voLOifTfi.
grave qui tombe jusqu'à là conscience qui so passionne, suit sa loi et ne la fait point. Tout cela n'a rien de cwnmun avec la volonté.
J'examinera permis de faire inlenenir
la volonté dan jomolion des animaux ou
de rhomoïc, duîscnt conslamrnent en
présence des sptre prouver, contre le
langage reçu, Va ni rapport exclusif, ni
même direct i\ lits, (V' îj xk)
Mais, quanc -ésentations de conscience
se joint celle d idre ou bannir ces mêmes
représentations . ivoir qui résulte de la g^
néralisalion do ce phénomène parait établi, grâce à ces faits d'attenlion , d'abstraction syslémalique, de réÛeiion soutenue et variée, don 11 ensemble est une véritable analyse automotive; quarts Tindépendance de la représentation appelante, suspensive ou bannissante trouve une confirmation spécieuse dans la divergence des actes humains, dans leur opposition et dans Timprévu de leurs conséquences ; quand une passion est retenue et neutralisée, puis vaincue, puis extirpée jusqu'à sa racine par l'appel et la maintien constant de quelque motif pris de plus haut ou de plus loin, d'ordre différent : alors il faut dire qu'il y a volonté.
Un grand fait est donc celui-ci : que la représentation se pose , en puissance , comme suspensive d'eltemême, et comme suscitative de telles autres qu'elle «visage dans l'avenir. Ce fait qui parait dans TattentioD la réflexion et la délibération, s'éloigne plus ou tmt