LS SOMNAMBULISME
Condillac pour des effets d'une autre nature. Le philosophe s'endormait sur un travail préparé mais incomplet, et à son réveil le trouvait achevé dans sa tête. J Une observation ainsi faite ou énoncée n'est pas se- 1 rieuse ; tous les éléments d'une discussion y manqueoii ] et il serait trop facile d'en réduire la valeur en faisant :i la part de l'interprétation des faits qui ont pu la sug^j gérer.
Au reste, la réflexion, telle que nous l'avons définie^ j n'est point inhérente au jugement. Il est des jugem^j et des raisonnements instinctifs ou habituels qui se i tracent dans le rêve et dans le songe; il s'yenformuleau d'entièrement nouveaux, dont les éléments sont ancie cela va sans dire. Quelles que soient la force et la ne teté de ces actes de la conscience, ils n'en résulti pas moins de la simple série des rapports auxquels < s'applique sans critique. La preuve que la réflexion n**) intervient point, c'est qu'au réveil ils nous semble douteux, tandis que sous l'impression du songe, ilsl guraient la réalité même, sans hésitation et sans tage.
L'absence de la réflexion et de la volonté, en un i do la représentation automotive, absence imparfaite dan le rêve, absence accomplie dans le songe le plus luddM se continue dans le somnambulisme naturel. Cederniil état diffère du précédent en ce que certaines sensatioH et certains actes déterminés, de locomotion, par exeflfl pie, deviennent possibles, et se produisent régulière ment. Mais tous les faits connus indiquent chez le i