‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 69 sur 193 · S XI · texte numérisé non relu

S XI

Des rapporU des fonctions passionnelles et volontaires avec I déterminations des fonctions org^anlqaes et physiqnes*

Les auteurs qui ont traité des rapports du physiqwi et du moral de V homme, termes consacrés, sesontpar^^ tagés entre deux erreurs capitales. Dans Tune et Tautre^'J des fausses méthodes, les rapports qu'il s'agit de décrire^! disparaissent, ici par l'identité, là par la diversité de»^ substances supposées, et deviennent insaisissables. Ceut^ qui admettent un corps substance, une âme substance, choses séparées et en soi, puis des causes transitives de rame au corps et du corps à l'àme, n'expliquent pas, ne se représentent en aucune manière l'existence d'ua« communication et d'un lien quelconque entre les chaagements respectifs. Et ceux qui déroulant les causes et les effets dans une substance unique, dont les modes

OEDBBDR CONDITIONNEMENT DES PHËNOUËNES. 2i9

npérieurs seraient dûs au jeu des modes inférieurs, Varrivent pas à faire comprendre que les phénomènes, matériels produisent les phénomènes dits intellecs et moraux, ou plutôt n'en diffèrent pas essenlielleitet se réduisent aux mêmes lois. Des deux côtés, problèmes insolubles naissent d'un seul et même préla nécessité de cette substance, une ou multiple, ^fiemil n'entend et que chacun veut définir. 5Iais je ne idrai pas sur une critique plusieurs fois épuisée. Constater des rapports clairs et positifs, c'est, quant Tespèce, à la nature des phénomènes, établir les s et les différences par une simple analyse ; c'est, ^nt à la causalité, reconnaître quelles fonctions sont les conditions générales de développement des fonctions "l'un autre ordre, ensuite observer entre quels actes dikn existe une loi de conséculion constante, en un sens Bodans l'autre; et toute la science générale est là, sur B point, chaque science particulière apportant d'ail- ■irs pour l'analyse commune ses procédés propres. Iiand l'ordre de succession de deux actes est claire- BDt aperçu et défini, comme d'une fonction organique noe fonction passionnelle, ou réciproquement, on nt donner sans' difficulté le nom de cause aux actes Mëcédents d'une espèce et le nom d'effet aux actes con- Ifqaenls d'une autre espèce ; c'est-à-dire qu'une force ttl interposée entre ces actes et les unit ; mais cette kce n'est point quelque vertu qui passe d'un sujet à un «re pour l'informer, hypothèse inintelligible ; ce n'est |M davantage révolution immanente d'un sujet unique Mdeses actes propres, sans qufc rien de nouveau, d'ori-

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ginal et d'irr*5duclible y prenne place ; c'est ruoiléharmonique des phcnomènes dans le devenir» une loi audessus de laquelle il n'est possible de poser rien ni de rien comprendre.

Cette métb ' " idue, et la sïgniGcation delà

causal it*i une u , il faut reconnaître un pre-

mier fait qui domine at. Les fonctions inférieures sont des conditions d'exisience des fonctions supérieures : les organes t et leurs lois, et les lois des phënomèûef physiques et mécaniques, que les organes à leur tour supposent, sont des données acquises avant que les phénomènes intellectuels, passionnels et volontairts tombent sous Tobservation, Si, au-delà de ce faitunîversel, il est loisible d'iraaj;iner utilement et vraisemblablement d'autres lois de la constitution des ôtre$» c'est ce que j'examinerai ailleurs, mais le fait lui-méaie est incontestable et radical, et la science n'est rien à moins de le prendre pour base.

L'organisme est donc une condition première et générale de l'intelligence, des passions et de la volonté. Considérons maintenant les modifications des organes, soit spontanées dans le milieu mécanique et physique où elles se produisent, soit elles-mêmes causées parles modifications de ce milieu, ou des agents qui s'y rencontrent : nous reconnaîtrons avec tous les physiologistes l'action de l'âge, du sexe, du tempérament, du régime, des excitants, des narcotiques, des maladies, des climats et de toutes les circonstances ambiantes, action certaine, tantôt constante ou graduelle, plus on moins profonde, plus ou moins déterminante, lanldt

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