‹ Essais de critique générale (volume 4)Chapitre 72 sur 193 · VERTIGE · texte numérisé non relu

VERTIGE

tans Tolonté formelte , quelquefois contre la volonté , irrésistiblement, et souvent encore sans conscience aucane au moment où ils sont déterminés. Il faut se gar- ; fcr de les attribuer avec A. Smith à une illusion de Kmagination, par laquelle nous nous mettrions en lieu Il place de la personne affectée; mais plutôt il est clair [ foe le principe de la sympathie physique elle-même est ^b^spositidn des organes à réaliser des effets que les iois ou l'imagination, soumettent à la conscience : il ^loflBt que cette disposition soit constatée, et elle Test par multitude d'exemples. Stewart n'est pas plus heuquand il incline à remplacer l'hypothèse de Smith ' une explication fondée sur une certaine sympathie re la constitution physique de différents individus. \ organisation commune est évidemment nécessaire ; stinct ne l'est pas moins pour mettre l'imitateur sur i trace des opérations si compliquées qui modifient la ionomie ou la voix par exemple : Stewart a parfaisant éclairci ce dernier point ; mais tout cela ne servititde rien sans l'entremise de l'imagination, et aussitôt n'en a égard à cette dernière fonction , aux passions iées, et à leurs rapports avec les modifications ontanées de l'organisme, rapports que ce philosophe lorait pas, toute autre recherche est superflue, et reiptication résulte du dégagement de l'élément comm à tous les phénomènes du môme ordre : on y remnatt une loi primitive.

Pten

Cette loi éclate dans tous les faits de vertige, et d'auil plus qu'ils sont plus extraordinaires et anormaux.

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J'applique ce nom aux cas où» contre les fins naturelles de l'individu, et à son dommage, un moufement phy* sique, auquel une volition réfléchie serait loin de s'appliquer, se produit en suite de la représentation de es même mouvement, dont la possibilité est imaginée avec un grand trouble passionnel. Le vertige le plus vulgairement caractérisé est celui qui, si la volonté n'intervient pas à temps , conduit un homme à se jeter dan un précipice, même bordé d'un parapet. La contemplfttion absorbante éprouvée par ceux qui se sont sentis aux limites de l'événement est une idée successivemenl^ et rapidement modifiée du fait mén^e de la précipitalioai" d'abord comme possible, ensuite comme futur, enfin conmie imminente , et il faudrait ajouter comme réelle,^ si d'autres représentations n'étaient appelées pour él» gner la première. Cet efiet terrible de l'imagination eit l'obstacle qui nous rend impraticables certains exer»^ cices, dont le danger serait nul s'il n'était supposé : noi^ que la crainte ne sufiise pour jeter dans les organes ui trouble dangereux , mais on a remarqué , et c'est lft^ point capital , que le mouvement redouté est précisément celui qui a le plus de chances de se produire.

Il est facile de saisir l'analogie du vertige avec d'autres faits déjà indiqués, avec le rire qui résulte de la peur de rire, avec les malaises de la sensibilité éprouf* vés à la suite de la vue ou de la pensée de ces mémtf malaises, et avec la production imilalive du sonuneii magnétique et d'un grand nombre d'accidents nerveux- Dans tous ces cas, l'imagination sollicite les organes ei les conduit à la production des mouvements attendue

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